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LA PRIERE : SOURATES A MEMORISER

Dans ce document, vous trouverez des sourates extraites du Coran. Elles sont toutes relativement courtes, et ce, afin d’en faciliter l’apprentissage et la récitation lors de la prière. Trois textes sont présents : la version arabe, la phonétique et le français.

Sourate 1 : l’Ouverture Sourat Al-Fatiha

(1). Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(2). Al-hamdu li-llâhi rabbi-l-câlamîn (3). Ar-râhmâni-r-rahîm (4). Maliki yawmi-d-dîn (5). ‘iyâka nacbudu wa iyâka nastacîn (6). ‘Ihdina-s-sirâta-l-mustaqîm (7). Sirâta-l-ladîna ancamta calayhim, gayri-l-magdubi calayhim, wa la-d-dâllîn.

(1). Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux.
(2). Louange à Dieu, Seigneur des Mondes (3). Le Clément, Le Miséricordieux. (4). Maître du jour du Jugement. (5). C’est toi que nous adorons, de Toi seul implorons le secours. (6). Guide-nous dans le droit chemin. (7). Chemin de ceux que Tu as comblé de bienfaits, non de ceux que Tu réprouves, ni des égarés.

Sourate 114 : les hommes Sourat al-nâs

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Qoul a’oûdou bi rabbi-n-nâs (2). Maliki-n-nâs (3). Ilahi-n-nâs (4). Min charri-l-waswâsi-l-khannâs (5). Alladî youwaswisou fî soudoûri-n-nâs (6). Minal jinnati wa-n-nâs.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Dis, je cherche refuge auprès du Maître des hommes (2). Du roi des hommes (3). Du Dieu des homme (4). Contre la méchanceté de celui qui suggère les mauvaises pensées et qui se dérobe (5). Qui souffle le mal dans le cœur des hommes (6). Qu’il soit lui-même génie ou homme

Sourate 113 : L’aube naissante Sourat al falaq

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Qoul a’oûdou bi rabbi-l-falaq (2). Min charri mâ khalaq (3). Wa min charri ghâsiqin idâ waqab (4). Wa min charri-n-naffâthâti fi-l-’ouqad (5). Wa min charri hâsidin idâ hasad.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Dis, je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante (2). Contre la méchanceté des êtres qu’il a créés (3). Contre les dangers de la nuit qui s’épaissit (4). Contre les artifices de celles qui soufflent sur les nœuds (5). Et contre les attaques de l’envieux quand il envie.

Sourate 112 : La pureté Sourat-l-ikhlâs

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Qoul houwa-l-lâhou ahad (2). Allâhou-s-samad (3). Lam yalid wa lam yoûlad (4). Wa lam yakoun lahou koufouwan ahah.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Dis, c’est un Dieu Unique (2). Dieu l’Absolu (3). Il n’a point engendré et n’a pas été engendré (4). Et Il n’a point d’égal.

Sourate 111 : La corde Sourat-l-massad

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Tabbat yadâ abî lahabin wa tab (2). Mâ aghnâ ‘anhou mâlouhou wa mâ kasab (3). Sa yaslâ nâran dâta lahab (4). Wa mra-atouhou hammâlata-l-hatab (5). Fî jîdiha habloun min masad.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Que périssent les deux mains d’Abou Lahab et qu’il périsse lui même (2). Sa fortune et ses biens seront vains (3). Il subira l’impact d’un feu ardent (4). Ainsi que sa femme, porteuse de bois (5). Dont le cou est attaché par une corde rugueuse.

Sourate 110 : Le secours Sourat-n-nasr

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Idâ jâ-a nasrou-l-lâhi wal fat’h (2). Wa ra ayta-n-nâsa yadkhouloûna fi dîni-l-lâhi afwâja (3). Fa sabbih bi hamdi rabbika wa staghfirhou innahou kâna tawwâba.
Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Quand viendront le secours divin et la victoire (2). Et que tu verras les gens embrasser en masse la religion de Dieu (3). Exalte alors ton Seigneur, et implore Son pardon. Il est toute mansuétude.

Sourate 109 : Les mécréants Sourat-l-kâfiroûn

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Qoul yâ ayyouhâ-l-kâfiroûn (2). Lâ a’boudou mâ ta’boudoûn (3). Wa lântoum ‘abidoûna mâ a’boud (4). Wa lâ ana ‘abidoun mâ ‘abadtoum (5). Wa lântoum ‘abidoûna mâ a’boud (6). Lakoum dînoukoum wa liya dîni.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Dis, ô mécréants (2). Je n’adore point ce que vous adorez (3). Pas plus que vous n’adorez ce que j’adore (4). Je n’ai jamais adoré ce que vous adorez (5). Et vous n’avez jamais adoré ce que j’adore (6). Vous avez votre religion et moi j’ai la mienne.

Sourate 108 : L’abondance Sourat-l-kawthar

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Innâ a’taynâka-l-kawthar (2). Fa salli li rabbika wa n har (3). Inna châni-aka houwa-l-abtar.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Oui, nous t’avons accordé l’abondance (2). Prie donc ton Seigneur et sacrifie (3). Celui qui te hait périra sans laisser de trace.

Sourate 107 : L’aide Sourat-l-mâ’un

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). A ra-ayta-l-ladî youkaddibou bi-d-dîn (2). Fa dâlika-l-ladî yadou’ou-l-yatîm (3). Wa la yahoudhdhou ‘alâ ta’âmi-l-miskîn (4). Fa wayloun li-l-mousallîn (5). Alladînahoum ‘an salâtihim sâhoûn (6). Alladînahoum yourâ oûn (7). Wa yamna’oûna-l-mâ’oûn.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). As-tu remarqué celui qui traite la religion de mensonge (2). C’est celui qui repousse l’orphrlin (3). Et n’incite point à nourrir le pauvre (4). Malheur à ceux qui font la prière (5). Et la font négligement (6). Qui la font par ostentation (7). En refusant d’aider leur prochain.

Sourate 106 : Qurayshites Sourat qouraych

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Li îlâfi qouraych (2). Ilâfihim rihlata-ch-chitâ-i wa-s-sayf (3). Fal ya’boudoû rabba hâda-l-bayt (4). Alladî at’amahoum min joû’in (5). Wa âmanahoum min khawf.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Assurant ainsi aux Qurayshites la sécurité (2). Afin qu’ils puissent vaquer, sans risques, à leur voyages en hiver comme en été (3). Qu’ils adorent donc le Seigneur de cette demeure (4). Qui les a nourris de la faim et délivré de la crainte.

Sourate 105 : L’éléphant Sourat-l-fil

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Alam tarâ kayfa fa’ala rabbouka bi ashabi-l-fîl (2). Alam yaj’al kaydahoum fî tadhlîl (3). Wa arsala’alayhim tayran abâbîl (4). Tarmîhim bi hijâratin min sijjîl (5). Fa ja’alahoum ka’asfin ma-koûl.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Ne sais-tu pas comment ton Seigneur a agi avec les hommes de l’éléphant (2) N’a-t-il pas déjoué leur stratagème (3). Il a envoyé contre eux des oiseaux par vague (4). Qui leur lançaient des pierres d’argile (5). Il les réduisit à l’état de paille mâchée.

Sourate 104 : Le diffamateur Sourat-l-houmaza

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Wayloun likoulli houmazatin loumazah (2). Alladi jama’a mâlan wa’addadah (3). Yahsabou anna mâlahou akhkadah (4). Kâlla la younbadanna fil houtamah (5). Wa mâ adrâka mal houtamah (6). Nârou-l-lâhi-l-moûqadah (7). Allati tattali’ou ‘ala-l-af-idah (8). Innahâ ‘alayhim mou sadah (9). Fi’amadin moumaddadah.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Malheur à tout diffamateur médisant (2). Qui amasse les richesses et se complait à les compter (3). Qui croit s’assurer par elles l’éternité (4). Erreur, il sera précipité dans l’enfer (5). Et qui t’apprendra ce qu’est l’enfer (6). C’est le feu de Dieu, le Feu inextinguible (7). Qui pénètre jusqu’aux entrailles (8). Qui encerclera les hommes (9). Par d’immenses colonnes.

Sourate 103 : Du siècle Sourat-l-’asr

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Wa-l-’asr (2). Inna-l-insâna la fî khousr (3). Illa-l-ladîna âmanou wa ‘amilou-s-sâlihât, wa tawâsaw bi-l-haqqi wa tawâsaw bi-s-sabr.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). J’en prends le siècle à témoin (2). Que l’homme travaille à sa perte (3). Sauf ceux qui croient, pratiquent les bonnes œuvres et commandent mutuellement la droiture.

Sourate 102 : La passion des richesses Sourat-t-takathour

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Al hâkoumou-t-takâthour (2). Hattâ zourtoumou-l-maqâbir (3). Kallâ sawfa ta’lamoûn (4). Thoumma kallâ sawfa ta’lamoûn (5). Kallâ law ta’lamoûna’ ilma-l-yaqîn (6). La-tarawounna-l-jahîm (7). Thoumma latarawounnahâ ‘ayna-l-yaqîn (8). Thoumma la tous alounna yawma-idîn ‘ani-n-na’îm.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). La passion des richesses vous préoccupe (2). Jusqu’au moment où vous serez portés dans la tombe (3). Vous apprendrez plus tard la vérité (4). Oui vous l’apprendrez (5). Ah ! si vous le saviez de science certaine (6). Vous verriez la fournaise (7). Oui vous la verriez avec l’œil de la certitude (8). Ce jour là, vous serez interrogés sur les bienfaits de ce monde.

Sourate 101 : Du choc Sourat-l-quari’a

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Al-qâri’a (2). Ma-l-qâri’a (3). Wa mâ adraka ma-l-qâri’a (4). Yawma yakoûnou-n-nâsou ka-l-farâchi l-mabthouth (5). Wa takoûnou-l-jibâlou ka-l-’ihni-l-manfoûch (6). Fa-ammâ man thaqoulat mawâzînouh (7). Fa houwa fi’îchatin râdhiyah (8). Wa ammâ man khaffat mawâzînouh (9). Fa-oummouhou hâwiyah (10). Wa mâ adrâka ma hiya (11). Nâroun hâmiyah.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Le choc (2). Qu’est-ce que le choc (3). Qui t’apprendra ce qu’est le choc (4). Le jour où les hommes seront dispersés comme des papillons (5). Où les montagnes seront réduites en légers flocons de laine (6). Celui dont les œuvres pèseront lourdement (7). Connaîtra une douce félicité (8). Celui dont les œuvres pèseront peu (9). Aura pour demeure l’abîme (10). Et qui t’apprendra ce qu’est l’abîme (11). C’est le feu ardent.

Sourate 100 : Des coursiers Sourat-l-’âdiyyât

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Wa-l-’âdiyâti dhabhâ (2). Fal moûriyâti qad’ha (3). Fal moughîrâti soubhâ (4). Fa atharna bihi naq’â (5). Fa wasatna bihi jam’â (6). Inna-l-insâna li-rabbihi la-kanoûd (7). Wa innahou ‘ala dâlika lachahîd (8). Wa innahou lihoubbi-l-khayri la chadîd (9). A-falâ ya’lamou idâ bou’thira ma fi-l-qouboûr (10). Wa houssila mâ fi-s-soudoûr (11). Inna rabbahoum bi-him yawma-idin la-khabîr.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Par les coursiers haletents (2). Qui font jaillir le feu sous les coups de leurs fers (3). Qui surprennent l’ennemi à l’aube (4). Qui soulèvent des nuages de poussières (5). Qui se fraient le chemin à travers la colonne de l’ennemi (6). En vérité, l’homme est ingrat envers son Seigneur (7). Il est témoin de tous cela (8). Mais il est passionnément attaché aux biens de ce monde (9). Ignore-t-il que le jour où les tombes s’ouvriront (10). Lorsque les secrets des cœurs paraîtront au grand jour (11). Dieu sera alors instruit de ses actions.

Sourate 99 : Du séisme Sourat-z-zalzala

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Idâ zoulzilati-l-ardhou zilzâlahâ (2). Wa akhrajati-l-ardhou athqâlahâ (3). Wa qâla-l-insânou mâ lahâ (4). Yawma-idin touhaddithou akhbârahâ (5). Bi anna rabbaka awhâ lahâ (6). Yawma-idin yasdourou-n-nâsou achtâtan li youraw a’mâlahoum (7). Fa-man ya’amal mithqâla darratin khayran yarah (8). Wa man ya’mal mithqâla darratin charran yarah.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Lorsque la terre entrera dans sa dernière convulsion (2). Lorsqu’elle rejettera sa charge (3). L’homme demandera "qu’a t-elle?" (4). Ce jour là, elle contera son histoire (5). D’après ce que son Seigneur lui révèlera (6). Ce jour là, les hommes s’avanceront par groupes pour voir leurs œuvres (7). Celui qui aura fait le bien du poids d’un atome le verra (8). Celui qui aura fait le mal du poids d’un atome le verra.

Sourate 97 : Le destin Sourat-l-qadr

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Innâ anzalnâhou fi laylati-l-qadr (2). Wa mâ adrâka mâ laylatou-l-qadr (3). Laylatou-l-qadri khayroun min alfi chahr (4). Tanazzalou-l-malâ-ikatou wa-r-roûhou, fîha bi idni rabbihim min koulli amr (5). Salâmoun hiya hatta matla’i-l-fajr.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Oui, nous l’avons révélé la nuit du destin (2). Et qui te dira ce qu’est la nuit du destin (3). La nuit du destin vaut plus que mille mois (4). Cette nuit là, avec la permission de Dieu, les anges descendent sur terre avec l’esprit qui vivifie toute chose (5). La paix accompagne cette nuit jusqu’à l’aurore.

Sourate 95 : Le figuier Sourat-t-tîn

Bismi-l-lâhi-r-rahmâni-r-rahîm
(1). Wa-t-tîni wa-z-zaytoûni (2). Wa toûri sînîn (3). Wa hâda-l-baladi-l-amîn (4). Laqad khalaqna-l-insana fi ahsani taqwîm (5). Thoumma radadnâhou asfala sâfilin (6). Illâ-l-ladîna âmanou wa’amiloû-s-sâlihâti fa lahoum ajroun ghayrou mamnoûn (7). Fa-mâ youkad dibouka ba’dou bi-d-dîn (8). A-laysa-l-lâhou bi ahkami-l-hâkimîn.

Au nom de Dieu, Le Tout Clément, Le Tout Miséricordieux
(1). Par le figuier et l’olivier (2). Par le mont Sinaï (3). Par cette cité sacrée (4). Nous avons créé l’homme de la plus belle façon (5). Puis nous l’avons ravalé au plus bas de l’échelle (6). Exceptés ceux qui auront cru et fait le bien, eux auront une récompense éternelle (7). Peux-tu douter après cela (8). Dieu n’est-il pas le plus juste des juges?

Iblis "Satan"

Iblis, parfois transcrit Iblîs, Āblīs ou Eblîs (de l’arabe : [ˀiblīs], إبليس ) est le nom d’un djinn particulier, un être créé de feu, qui refusa de se prosterner devant Adam. Le linguiste Klein pense que le mot grec "diablos" a été déformé via la langue syriaque (dans laquelle "di" est une syllabe générique initiale, qui aurait ensuite disparu à l’usage).

Iblis dans le Coran[modifier]
« Lorsque nous avons dit aux anges الْمَلَائِكَةِ (al-mala’ikati) : ‘Prosternez-vous devant Adam !’ Ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui refusa et qui s’enorgueillit : il était au nombre des incrédules1. » En effet Iblis voyant que l’homme était fait d’argile et de glaise et que lui était fait de feu refusa de s’agenouiller devant la création d’Allah.
Dieu lui ordonna donc de sortir du paradis. Iblis lui demande alors de lui accorder un délai jusqu’au Jugement Dernier pour qu’il puisse tenter les descendants d’Adam, afin de montrer à Dieu qu’ils étaient faibles. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu mais lui dit aussi que ses vrais serviteurs ne le suivraient pas dans la voie du mal et de la dépravation.
« [Iblis] dit : “ ô mon Seigneur, donne-moi donc un délai jusqu’au jour où ils (les gens) seront ressuscités”. [Allah] dit : tu es de ceux à qui ce délai est accordé, jusqu’au jour de l’instant connu” [d'Allah]. Il dit : “Ô mon Seigneur, parce que Tu m’as induit en erreur, eh bien je leur enjoliverai la vie sur terre et les égarerai tous, à l’exception, parmi eux, de Tes serviteurs élus.” [Allah] dit : “Voici une voie droite [qui mène] vers Moi. Sur Mes serviteurs tu n’auras aucune autorité, excepté sur celui qui te suivra parmi les dévoyés. Et l’Enfer sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous." 2. »
Iblis est donc l’équivalent de Satan dans le christianisme.
De la nature d’Iblis[modifier]
La nature d’Iblis a fait l’objet d’une abondante littérature en islam. Pour s’en tenir au Coran, il est inclus sans qualification particulière quatre fois dans l’assemblée des anges invités à se prosterner devant Adam : S38, v. 71 à 76, n°38 de la chronologie "orthodoxe"; S7, v. 11, n°39; S17, v. 61, n°50; S2, v 34, n°87 . En revanche, il est qualifié de "djinn" S18, v. 50, n° 69, il lui serait fait allusion dans la S72, v. 4, n°40 intitulée post-Révélation "Les djinns" : "notre insensé". Il se dit lui-même créé du feu S7, v. 12 et S38, v. 76, les djinns étant créés avant l’homme "du feu des fournaises ardentes" : S15, v. 27, n°54. Les anges crées de Lumière (Noor). Il convient donc de distinguer Coran et interprétations : s’il est couramment admis qu’Iblis est le plus important des djinns . Avant la création des hommes, Iblis par son adoration pure de Dieu a été récompensé et autorisé à assister à l’assemblée des anges. Après la création du premier homme Adem (Adam), Dieu ordonne à tous les anges de se prosterner, tous obéissent à l’exception d’Iblis remplie d’orgueil (Coran). Dieu dit dans le coran "J’ai créé les hommes et les djinns pour qu’ils m’adorent. Les anges ne sont faits que pour nous servir et obéir a notre volonté". Donc lorsque Dieu demande à Iblis de se prosterner, ce dernier aurait du le faire mais Dieu l’ayant créé pour servir un seul maître et Iblis obéissant à ses instincts et au premier ordre de Dieu qui était de ne servir que Lui, refuse en prétextant être fait de feu alors que l’homme était fait d’argile. Cependant, il semblerait qu’il oubliait que l’homme a autre chose que de l’argile et de la glaise en lui car Dieu a dit : "je vais créer un homme fait d’argile et de glaise et je lui insufflerai un peu de moi même".(référence) De plus Dieu a dit dans le Coran : "De tout ce que j’ai créé, l’homme est ce que j’aime le plus." Iblis n’étant pas le "maître du mal" mais son agent, il représente dans l’islam la part du mal dans l’homme c’est-à-dire pour être plus précis son inspirateur. Ainsi, selon la religion musulmane, Dieu a insufflé l’âme à la glaise pour en faire l’homme, et Iblis a tenté l’homme afin de lui insuffler sa part de mal.
« Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi-même3. »
L’homme a donc la possibilité de choisir entre le bien et le mal ; il possède son libre arbitre du fait que son âme vient de Dieu et le mal en lui du Shaytan. Il possède alors la possibilité de lutter contre sa part de mal. Si le Shaytan est un "tentateur", un "diviseur", il est surtout présent en chaque homme, ce qui donne un sens au mot Jihad, la lutte contre le mal en soi. Il est donc nécessaire à tout un chacun de trouver la voie qui est la meilleure.
L’avis du Coran, sourate Al Kahf (La Caverne) verset 50: "Et lorsque Nous dîmes aux Anges : «Prosternez-vous devant Adam», ils se prosternèrent, excepté Iblis [Satan] qui était du nombre des djinns et qui se révolta contre le commandement de son Seigneur. Allez-vous cependant le prendre,ainsi que sa descendance, pour alliés en dehors de Moi, alors qu’ils vous sont ennemis? Quel mauvais échange pour les injustes !

40 hadiths An-Nawawi

Hadith 1 : Les Actes ne valent que par leurs intentions.
L’émir des Croyants, Aboû Hafs Omar Ibn Al-Kattab a dit: J`ai entendu l’Envoyé de Dieu dire:
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention.
Celui qui a accompli l’émigration pour plaire à Allâh et à Son Envoyé, son émigration lui sera comptée comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l’a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son émigration lui sera comptée selon ce qu`il recherchait. »
`An Amir l-Mu’minin Abi Hafs `Umar ibn al-Khattab radi Allahu `anhu Qal : Sami`tu Rasoulallahi sal Allahu `alayhi wa sallama yaqoul :
« Inama l-a`malou bin niyyaat, wa inama likullim ri-im ma nawa. Fa man kanat hijratuhu ila llahi wa Rasoulih, fahijratuhu ila llahi wa Rasoulihi. Wa man kanat hijratuhu li dunya yusibuha aw mra-atin yankihuha fahijratuhu ila ma hajara ilayh. »

Hadith 2 : Al Islam, Al Imane wa Al Ihsane.
Omar a dit encore :
"Un jour, nous étions assis chez l`Envoyé de Dieu et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le connaissait. Il prit alors place, en face du prophète . Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
- « Ô Mohammed, informe moi sur l`Islam »
L’Envoyé de Dieu dit alors:
- « L’Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser l’aumône (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadan, ainsi que le pèlerinage à la Maison d`Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible. »
- L’étranger lui répondit: « Tu as dit vrai », et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation, puis, il reprit « Informe moi sur la Foi ».
- Le Prophète répliqua : « La foi consiste en ce que tu dois croire à Allah, à Ses Anges, à Ses Livres. à Son Prophète, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal. »
- L`homme lui dit encore: « Tu as dit vrai » et il reprit: « Fais-moi connaître la vertu », et le Prophète lui répondit:
- « La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes Lui te voit. »
- L`homme lui dit encore: « Informe moi sur l`Heure (du Jugement Dernier) », et le Prophète lui répondit :
- « Sur l`heure du jugement, l`interrogé n`est pas plus savant que celui qui le questionne. »
Là-dessus, l`homme lui dit: « Informe moi sur les signes précurseurs », et le Prophète lui répondit:
- « Quand la femme donnera naissance à sa propre maîtresse, et quand tu verras les vas-nu-pieds, les déguenillés et les gueux, gardiens de bêtes, rivaliser dans l’élévation des constructions. »
Là-dessus, l`homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète dit:
- « Ô Omar, sais-tu qui m`a interrogé ? »
- « Non », répondis-je ! « Dieu et Son Envoyé le savent mieux que moi »
- « C’est l’Ange Gabriel. Il est venu vous apprendre votre religion. »
`An `Umar Radi Allahu `anhu aydan Qal :
Baynama nahnu julousun `inda Rasulu Allahi – Sal Allahu `alayhi wa sallama – dhaata yawm. Idh tala`a `alayna rajulun shadidu bayadi Ath-Thiyaab, shadidu sawadi as-sha`r
La yura `alayhi atharu as-safar, wa la ya`rifuhu minna ahada
Hatta jalasa ila an-nabiyy – Sal Allahu `alayhi wa sallam -
Fa asnada rukbataihi ila rukbataih, wa wada`a kaffaihi `ala fakhidhayhi wa Qal :
- Ya Muhammad, akhbirni `ani l-Islam
- Fa qala Rasulu Allahi – Sal Allahu `alayhi wa sallam – : al-Islam an tash-hada an la ilaaha illa Allahu wa anna Muhammadan Rasulu Allah, wa tuqimu as-Salata, wa tu’tiya az-Zakata, wa tasuma Ramadan wa tahujja al-bayta in istatahta ilayhi sabila
- Qala : Sadaqta.
Fa ‘ajibnaa lahu yas’aluhu wa yusaddiquhu
- Qal : fa akhbirni `ani al-Imaan
- Qal : An tu’mina bi Allahi wa mala’ikatihi wa kutubihi wa rusulihi wa al-yawmi al-akhiri wa tu’min bi al-qadri khairihi wa sharih
- Qal : Sadaqta
- Qal : Fa akhbirni `ani al-Ihsan
- Qal : An tahbuda Allaha ka annaka tarah, fa in lam takun tarah fa innahu yaraak
- Qal : Fa akhbirni `ani as-sa`ah
- Qal : Ma al-mas’oulu anhaa bi ‘alam min as-sa-il
- Qal : Fa akhbirni `an amaratiha
- Qal : An talida al-amatu rabataha, wa an tara al-hufata al-`urata al-`alata ri`a a-shaah, yatatawaluna fi al-bunyaan
Thuma ntalaqa falabithtu malliya
Thuma qal : Ya `Umar, A-tadri man as-saa’il ?
Qultu : Allahu wa rasuluhu A`lam
Qal : Fa innahu jibril, ataakum yuhallimukum dinakum

Hadith 3 : Les Piliers de l’Islam

Abou Abd er-Rah`man, Abd Allah ibn Omar, ibn l-Khattab , a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire:
« L’lslam est bâti sur cinq piliers:
1. Le témoignage qu`il n`est d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est Son Envoyé.
2. L’accomplissement de la prière rituelle.
3. L’acquittement de l’aumône (impôt rituel).
4. Le pèlerinage à la Maison de Dieu.
5. Le Jeûne du mois de Ramadan. »
`An abi `Abdil-Rahman `Abdil lah ibn `Umar ibn Khattab Radi Allahu `anhumma qal :
Sami`tu Rasoul Allahi Sal Allahu `alayhi wa sallama yaqoul :
Buniya al Islamu `ala khams :
Shahadati an la ilaha ilallahu wa anna Muhammadan Rasoulullah, wa iqami Salaati, wa itaa-i Zakati, wa Hajjil bayti, wa Sawmi Ramadan

Hadith 4 : Les dernières oeuvres sont déterminantes

Abou Abd er-Rahman, Abd-Allah, ibn Massoud a dit: l’Envoyé de Dieu le Trés véridique, le Trés digne de foi, nous a raconté ce qui suit :
« Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé dans le sein de sa mère est d`abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il est ordonné à celui-ci d`accomplir quatre commandements, à savoir d`inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.
Par Allah, en dehors de Qui il n`est pas d`autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l`ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu`il s`en approcherait à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer.
Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s`approcher de l`Enfer à la distance d`une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu`il accomplirait les actions ties élus et qu`il entrerait (quand même) au Paradis ».
`An Abi `Abd l-Rahman `Abdillahi ibn Mas`ud Radhi Allahu `Anhu Qal :
Haddathana Rasoululahi Sal Allahu `alayhi wa salam wa huwa as-saadiq ul masdouq :
Inna ahadakum yujma`u khalquhu fi batni ‘umihi arba`ina yawman nutafa, thumma yakounu `alaqatan mithla dhalik, thumma yakounu mudhghatan mithla dhalik, thumma yursalu ilayhi l-malaku fa yanfukhu fihi l-Ruha, wa yu’marou bi ‘arba`i kalimaat :
Bi katbi rizqihi, wa ajalihi wa `amalihi, wa shaqiyyun aw sa`id
Fa wa Allahi ladhi la ilaha ghayruhu, inna ahadakum la ya`malu bi `amali ahl il Jennati hatta ma yakouna baynahu wa baynaha ila dhirah, fa yasbiqu `alayhi il kitab, fa ya`malu bi `amali ahl in- naari fayadkhuluha.
wa ‘inna ahadakum la ya`malu bi `amali ahl in-naar, hatta ma yakouna baynahu wa baynaha ila dhirah, fa yasbiqu `alayhi il kitabu fa ya`malu bi `amali ahl il Jannati fa yadkhuluha.

Hadith 5 : La nullité des innovations
Selon la Mère des Croyants, Oumm Abdallah Aïcha , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n`en provient pas, celui-là est à repousser. »
`An Umm il Mu’minina Ummi `Abdillahi `Aishata Radhi Allahu `anha qalat:
Qala Rasoulullahi Sal Allahu `alayhi wa salam :
Man ahdatha fi amrina hadha ma laysa minhu fa huwa radd

Hadiths 6 : Du licite et de l’illicite.

Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr a dit: J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Certes, ce qui est permis est évident, et ce qui est interdit est évident aussi. Mais, entre l`un et l`autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l`équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu : il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d`un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé ? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues. En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c`est le cœur ».
`An Abi `Abdillahi Nu`mani Ibn Bashirin Radhi Allahu anhumma qal :
Sami`tu Rasoul Allahi Sal Allahu `alaihi wa sallama yaqoul :

Inna al Halala bayyinun, wa ‘inna al Harama bayyin, wa baynahumma umourun mushtabihat la ya`lamuhunna kathirun mina an-Nass. Fa mani taqa ash-shubuhati faqad stabra’a lidinihi wa `irdhihi.
Wa man waqa`a fi shubuhati waqa`a fil Haram, ka ar-raa`i yar`aa Hawla al Hima youshiku ‘ay yarta`a fih. A la wa inna likuli malikin Himan, A la wa ‘inna Hima Allahi ma Harimuh.
A la wa inna fil jasadi madhghatan, idha Salahat Salaha al jasadu kulluhu, wa idha fasadat fasada al jasadu kulluhu, ‘a la wa hiya al Qalb.

Hadith 7 : La religion est le bon conseil.

Selon Abou Roqiya Tamim ben Aous ed-Dari , l`Envoyé de Dieu a dit :
« La religion, c`est la sincérité ».
Quand nous demandâmes: « Envers qui ? », il répondit :
« Envers Allah, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux ».
`An Abi Ruqayyata tamim ibn Aus ad-Dari – Radhi Allahu `Anhu – An an-Nabi – Sal Allahu Alayhi wa sallama – Qal :
- Ad-dinu Nasihah
- Qulna : Liman ?
- Qala : Lillahi, wa li Kitabihi, wa li Rasoulihi, wa li a-imat il Muslimina wa `ammatihim.

Hadith 8 : Le caractère sacré du musulman.

D’après Ibnou Omar , l`Envoyé de Dieu a dit :
« Il m`a été ordonné de combattre les hommes jusqu`à ce qu`ils témoignent qu`il n`est d`autre divinité qu`Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu`ils accomplissent la prière rituelle, qu`ils acquittent l’aumône. S`ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu`ils ne transgressent (ouvertement) la loi de l`Islâm, mais Dieu règlera le compte de leurs (intentions vraies) ».
`An Ibn `Umar – Radhi Allahu `anhumma – anna Rasoul Allahi – Sal Allahu `alaihi wa sallama – Qal :

Umirtu An Uqatil n-naas hatta yash-hadu An la ‘ilaha ila Allahu wa anna Muhammadan Rasoulu Allah, wa yuqimu Salata, wa yu’tu zakata. Fa idha fa`alu dhalika `asamou minni dima-ahum wa amwalahum, ila bi Haqqi l-Islam, wa Hissabuhum `ala Allahi ta`ala

Hadith 9 : La responsabilité dépend de la capacité.

Abou Horeyra Abd-er-Rahman Ibn Çakhr a dit : J`ai entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez-le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l`abondance de leurs questions et leurs divergences d`opinions à l`égard de leurs Prophètes ».
`An Abi Hurayrata `Abd-Rahman ibn Sakhri Radi Allah `Anhu Qal :
Sami`tu Rasul Allahi – Sal Allahu `alaihi wa sallama – yaqul :
"Ma nahaytukum `anhu fajtanibuh, wa ma amartukum bihi fa-tu minhu masta ta`tum. Fa inama ahla kal ladhina min qablikum kathratu masa ilihim wa khtilafuhum `ala anbiyaa-ihim"

Hadith 10 : Ne sont acceptées que les bonnes choses.
Selon Aboû Horeyra , l`Envoyé de Dieu a dit :

« Dieu le Très-Haut est bon et n’accepte que ce qui est bon, sachez que Dieu a ordonné aux croyants ce qu’il a ordonné aux Envoyés, Il a dit [ s'agissant des Envoyés ] : { O les Envoyés ! Mangez des choses bonnes, œuvrez salutairement. Je sais parfaitement ce que vous faites } , et II a dit [ s'agissant des croyants ] : { O vous qui croyez ! Mangez des choses bonnes que Nous vous attribuons } ».

Puis il parla de l’homme qui fait un long voyage, à la tignasse mal peignée, poussiéreux, levant les mains au ciel criant : « Seigneur ! Seigneur », alors que sa nourriture est de source illicite, sa boisson est de source illicite, ses habits sont de source illicite, il s’est rassasié de ce qui est illicite. Il est loin pour que son invocation soit exaucée.

`An Abi Hurayrata Radi Allah `Anhu Qal : Qala Rasulu Lahi – Sal Allahu `alaihi wa sallam : Inna Allaha ta`ala tayyibu la yaqbalu ila tayyiban. Wa inna Allaha amara l-Mu’minina bima amara bihil Mursaline.
Fa Qala ta’ala: "Ya ayuha r-rusoulu kulu minat tayyibati wa`malu saliha"
Wa Qala ta’ala: "Ya ayuha ladina amanu kulu min tayibati ma razaqnakum"
Thuma dhakarar rajula yutilu s-safar ash’atha aghbara yamudu yadayhi ila sama-i "Ya Rabb Ya Rabb"
Wa matamuhu haram, wa mashrabuhu haram, wa mal basuhu haram, wa ghudiya bi l-haram , fa anna yustajabu Lah.

Hadith 11 : Le scrupule

Abou Mohammed l-Hassan Ibn Ali Ibn Abi Taleb descendant de l`Envoyé de Dieu, et son petit fils a dit : J`ai retenu ceci de l’Envoyé de Dieu :
« Renonce à ce qui t’inspire du doute pour ce qui t’en inspire pas »
`An Abi Muhammadin al-Hasan ibn `Ali ibn Abi Talibin sibti Rasuli llahi – Sal Allahu `alaihi wa sallam – wa rayhanatihi Radhi Allahu `Anhuma Qal : Hafidhtu min Rasul Allahi – Sal Allahu `alaihi wa sallam :
Da`ma yaribuka ila ma la yaribuk

Hadiths 12 : Se consacrer aux choses utiles

Selon Abou Horeira , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Parmi les qualités d`un bon Islam, il y a le fait pour l`homme de ne pas s`occuper de ce qui ne le regarde pas ».
`An Abi Hurayrata radi Allahu ‘anhu Qal : Qala Rasoulu Allahi salallahu `alayhi wa sallam :
"Min husni Islam il mar-i tarkuhu ma la ya`nih."

Hadith 13 : La foi parfaite

Selon Aboû Hamza Anas ben Mâlek , serviteur de l`Envoyé de Dieu le Prophète a dit:
« Aucun de vous ne devient véritablement croyant s`il ne désire pour son frère, ce qu`il désire pour lui même ».
`An Abi Hamzata Anas ibn Malik radi Allahu `anhu khadimi Rasou lillahi sala Allahu `alayhi wa sallam, `Anin Nabiyyi sala Allahu `alayhi wa sallama Qal :
"La yu-minu ahadukum hatta yuhibba li akhihi ma yuhibbu li nafsih."

Hadith 14 : L’inviolabilité du sang du musulman

Selon Ibn Masoud , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Il n`est pas licite de faire couler le sang du musulman, sauf s`il s`agit d`un des trois coupables que voici : le marié qui commet l’adultère, le meurtrier qui subira le sort de sa victime, et l`apostat qui se sépare de la communauté musulmane ».
`An ibn Mas`oud Radi Allahu ‘anhu Qal :
Qala Rasulu Allahi Sala Allahu `alayhi wa sallam :
"La yahillu damum ri-in muslim, illa bi ihda thalaath :
Ath-thayyib uz-zaani, wa nafsu bin nafs, wat-taariku lidinihi al-mufariqu lil jama`ah."

Hadith 15 : Les vertus islamiques

Selon Abôu Horeyra , L`Envoyé de Dieu a dit:
« Que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, qu’il dise une bonne chose ou qu’il se taise; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, qu’il fasse du bien à son voisin; que celui qui croit en Allâh et au Jugement Dernier, qu’il soit hospitalier à l’égard de son hôte ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `anhu anna Rasul Allahi Sala Allahu `alayhi wa sallama Qal :
"Man kana yu’minu bi lahi wa l-Yawmi l-Akhiri fa l-yaqul khayran aw liyasmut, wa man kana yu’minu bi lahi wa l-Yawm l-Akhiri fa l-yukrim jarah, wa man kana yu’minu bi l-laahi wa l-Yawm l-Akhiri fa l-yukrim dhayfah."

Hadith 16 : Ne laisse pas exploser ta colère

Selon Aboû Horeira , un homme dit au Prophète : « Fais moi une recommandation » (religieuse), celui-ci répondit:
« Ne te mets pas en colère ».
L’homme répéta plusieurs fois la même demande et à chaque fois il lui disait :
« Ne te mets pas en colère ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `anhu :
Anna Rajulan Qala li Nabiyi Salla Lahu `alayhi wa sallam :
"Awsini." Qal : "La taghdhab." Fa raddada mirara, qal: "La taghdhab."

Hadith 17 : La généralité du bel-agir

Selon Aboû Yala Chaddâd ben Aoûs , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Allah a prescrit le bel-agir dans toute chose. Quand vous tuez, faites-le de façons parfaite. Quand vous égorgez une bête, faites-le de la manière la plus douce : aiguisez bien votre lame et accordez à la victime le temps suffisant pour mourir »
`An Abi Ya`la Shadad ibn Aous Radi Allahu `anhu, `An Rasuli Allah Salla Lahu `alayhi wa sallama Qal : Inna Allah kataba al ihsan `ala kul shay. Fa idha qataltum fa ahsinu l-qitlah, wa idha dabahtum fa ahsinul dibha, wa l-yuhida ahadakum shafratahu wa l-yurih dabihatah

Hadith 18 : La piété et la haute moralité

Selon Aboû Dharr Djoundoub ben Djounâd et Aboû Abd-er-Rah`mân Mou`âd` ben Djabal (que Dieu soit satisfait d`eux), l`Envoyé de Dieu a dit:
« Crains Dieu en quelque lieu que tu sois; fais suivre le péché de la bonne action qui l`effacera, comporte-toi avec les gens en faisant preuve d’une haute moralité ».
`An Abi Dharrin Jundubi ibn Junada, wa Abi Abdil Rahman Mu`adh ibn Jabali Radi Allah `Anhumma, an Rasuli Allah Salla Lahu `alayhi wa sallama Qal : Itaqi Laha haythu ma kunt, wa atbih l-sayiata l-hasanata tamhuha, wa khaliqi l-Nasa bi Khuluqin hassan

Hadith 19 : L’aide d’Allah et Sa protection

Abou l-Abbas Abdallah ben Abbas (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) a dit : « J`étais un jour derrière le Prophète (en croupe sur sa mule), et il me dit :
« O jeune homme, je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de Dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allah. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d’Allah. Sache que si la communauté est d’accord, à l’unanimité, pour te faire quelque bien, cela ne te profitera que dans la mesure où Allah te l’aurait assigné, et si elle est d`accord à l’unanimité pour te causer quelque tort, tu n’en pâtiras en rien, sinon dans la mesure où Allah en aurait ainsi décidé à ton encontre. Certes, les calames sont levés et l’encre des feuillets a séché ».
Selon une autre version, il y a ceci :
« Observe les commandements d’Allah, tu le trouveras devant toi. Informe-toi de Lui, dans l’aisance : Il te connaître dans la misère. Sache que ce qui est destiné à t’éviter, ne t’atteindra pas et ce qui est destiné à t’atteindre, ne te manquera pas. Sache que la constance fait remporter la victoire, la joie suit l’adversité, et la richesse la misère ».
`An Abi l `Abbas `Abdillahi ibn `Abbas Rady Allah `Anhuma Qal :
Kuntu khalfa n-Nabiya – Salla Lahu `alayhi wa sallama – yawma :
Fa qal « Ya gholam, inni Uhalimoka kalimat.
Ihfadhi Lahi yahfadhk. Ihfadhi Lahi tajid-hu tujahak.
Idha sa-alta fas-ali Laha, wa idha stahanta fastahin billah wahlam ana l-ummata law jtamahat hala an yanfahuka bishay. Lam yanfahuka illa bishay-in qad katabahu Allah lak. Wa in jtamahu hala ay yadoroka bishay lam yadoroka illa bishay-in qad katabahu Lahu Halayk. Rofihati l-Aqlamu wa jaffati s-Sohuf.

Wa Riwayata thaniya :
Ihfadhi Lahi tajidhu Amamak. Taharraf ila Lahi fi Rakha-i yahrifka fi Shidda
Wahlam anna ma akhta-aka lam yakun li yusibak
Wama asabaka lam yakun li yukhti-ak
Wahlam anna n-nasra maha s-sabr
Wa anna l-faraja maha l-karb
Wa anna maha l-husri yusra

Hadith 20 : La pudeur

Selon Aboû Masoûd Oqba ben Amr le Compagnon qui prit part à la bataille de Bedr , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Certes, de tout ce que les gens saisissent d`antiques paroles prophétiques, la première est : Si tu n`as pas de pudeur, fais ce que tu veux »
`An Abi Mas`oudin `Oqbata bni Amrin l-Ansari l Badri Rady Allahu `Anhu Qal :
Qala Rasul Allah Salla Lahu `alayhi wa sallam : Inna mimma adraka n-nasou min kalami n-nubuwati l-ula : "Idha lam tastahi fasnah ma shi`t."

Hadith 21 : Persévérer dans la voie

Abou Amr, on dit aussi Aboû Amra Soufiyan Ibn Abd Allâh , a dit:
Je dis à l`Envoyé de Dieu: « Dis-moi une parole touchant l`Islam, telle que je n`interrogerai à son sujet personne autre que toi ». Il dit:
« Dis : J`ai foi en Allâh, puis suis la voie droite »
`An Abi `Amrin waqila Abi `Amrata Sufian ibn `Abdillah Radi Allah `Anhu Qal :
Qult ya Rasul Allah ! Qul li fi l-islami qawla, la As-Alu `anhu ahadan ghayrak
Qala Qul Amantu bi lahi thumma astaqim

Hadith 22 : La facilité de la religion

Selon Aboû Abdallâh Djabir ben Abdallâh, le Compagnon (que Dieu soit satisfait de tous deux), un homme interrogea l`Envoyé de Dieu et lui dit : « A ton avis, si j`accomplis les prières rituelles prescrites; si je jeûne en Ramadhân, si je m`en tiens aux choses permises et évite ce qui est défendu, sans y ajouter aucune autre pratique (surérogatoire) entrerai-je au Paradis? Le Prophète rèpondit: Oui. »
`An Abi `Abdullahi Jabir ibn `Abdullahi al-Ansari Radi Allah `Anhuma
Ana rajulan sa-ala Rasulu Lah Salla Lahu `alayhi wa sallama fa Qal :
Arayta idha salaytul maktubat, wa sumtu Ramadan, wa ahlaltu l-Halal wa haramatu l-Haram, wa lam azid `ala dalika shay-a , a-adkhulul jannah ?
Qala naham

Hadith 23 : Faire assaut de bonnes actions

Selon Abou Malik l-Harith ben Açim el Ach`ari l’Envoyé de Dieu a dit :
« La purification est la moitié de la foi. Dire : « Louange à Allah [ Hamdou lillah ], remplit la balance. Dire : « Gloire à la transcendance d’Allah, louange à Allah [ Soubhanna Allah, Hamdou lillah ] », remplit l’espace compris entre le ciel et la terre. La prière est lumière. L’aumône est une preuve. La patience est flamboiement. Le Coran est argument en ta faveur ou contre toi. Chaque homme part le matin pour faire commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr »
`An Abi Malikin l-Harithi bni `Asimi l-Ash`ari Radi Allah `Anhu Qal : Qala Rasulul Lahi Salla Lahu `alayhi wa sallam :

"At-tuhuru shatru l-Imaan wa l-Hamdulillahi tamla-ul-mizaan, wa Subhanallahi wa l-Hamdulillahi tamla-ani aw tamla-u ma bayna s-Sama-i wa l-Ard. Wa s-Salatu Nourun wa s-Sadaqatu burhan, wa s-Sabru dhiyaa, wa l-Qur’aan hujjatun laka aw halayk. Kullun Nas yaghdu faba-ihun nafsahu fa mu’tiquha aw mubiquha."

Hadith 24 : L’interdiction absolue de l’injustice

Selon Abou Darr el Ghifari , le Prophète parmi ce qu`il a rapporté venant de Son Seigneur, (que Sa Puissance et Sa Gloire soient proclamées) déclare qu`il a dit :
« O Mes Serviteurs, je me suis interdit l`injustice et Je vous déclare que Je vous l`interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est un égaré, sauf celui que Je mène dans le droit chemin : demandez-Moi donc que Je vous mène, et Je vous y mènerai. O Mes Serviteurs, chacun d`entre vous est affamé, sauf celui que Je nourris, demandez-moi donc de vous nourrir, et Je vous nourrirai. O Mes serviteurs, chacun d`entre vous est nu, sauf celui que J`habille, demandez- Moi donc de vous habiller et Je vous habillerai. O Mes serviteurs, vous pêchez de nuit comme de jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez- Moi donc de vous pardonner, et Je vous pardonnerai. O Mes serviteurs, en vain feriez-vous des efforts pour réussir à Me nuire et en vain pour réussir à M`être utiles.
O Mes serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous étiez aussi pieux que l`est celui au cœur le plus pur d`entre vous, cela n`ajouterait rien à Mon Royaume.
O Mes Serviteurs, si du premier au dernier homme ou génie, vous étiez aussi pervers que l`est celui d`entre vous au cœur le plus pervers, cela ne diminuerait en rien Mon royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous vous teniez dans une seule région de la terre pour solliciter Mes faveurs et si J`accordais à chacun de vous sa demande, cela n`amoindrirait en rien Mes propriétés, pas plus que l’aiguille n`enlève quoi que ce soit à l`Océan en y pénétrant. O Mes serviteurs, ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite. Je vous rémunérerai d`après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu`il rende grâce à Dieu et celui qui trouve autre chose, qu`il ne s`en prenne qu`a lui-même ».
`An Abi Dharri l-Ghifari Radi Allah `Anhu `Anin Nabiyyi Salla Lahu `alayhi wa sallam, fima yarwihi `an Rabbihi `Azza wa Jal annahu Qal :

"Ya `Ibadi : Inni harramtu dhulma `ala nafsi wa jahaltuhu baynakum muharraman fala tadhalamu. Ya `Ibadi : Kullukum Dhallun ila man hadaytuhu fastahduni ahdikum. Ya `Ibadi : Kullukum Ja-ihun illa man at`amtuhu fastat`imuni ut`imkum. Ya `Ibadi : Kullukum `Arrin illa man kasawtuhu, fastaksuni aksukum. Ya `Ibadi : Innakum tukhti-una bil-layli wa n-nahari wa ana aghfirudh-dhunuba jami`an fastaghfiruni, aghfir lakum. Ya `Ibadi : Innakum lan tablughu dhurri fatadhurruni wa lan tablughu naf`i fatanfa`uni.

Ya `Ibadi : Law anna awalakum wa akhirakum wa insakum wa jinnakum kanu `ala atqa qalbi rajulin wahidin minkum ma zada dhalika fi mulki shay an. Ya `Ibadi : Law anna awalakum wa akhirakum wa insakum wa jinnakum kanu `ala afjari qalbi rajulin wahidin minkum, ma naqasa dhalika min mulki shay an. Ya `Ibadi : Law anna awalakum wa akhirakum wa insaku wa jinnakum qamu fi sa`idin wahidin fasa aluni fa a`taytu kulla wahidin mas alatahu, ma naqasa dhalika mimma `indi illa kama yanqusu l-Mikhyatu idha udkhilal-Bahr.

Ya `Ibadi : Innama hiya a`malukum uhsiha lakum, thumma uwaffikum iyaha, fa man wajada khayran fa l-yahmadillah, wa man wajada ghayra dhalika fala yalumanna illa nafsah"

Hadith 25 : Le sens large de l’aumône

Selon Aboû Darr également, quelques compagnons de l`Envoyé de Dieu lui dirent : « O Envoyé de Dieu, les gens les plus riches ont accaparé les récompenses, ils prient comme nous, jeûnent comme nous, de plus ils font l`aumône avec le surplus de leurs richesses ». Il répondit :
« Comment Allâh ne vous a pas donné de quoi faire L`aumône ? Dire ‹subhana Allâh› (Gloire à Dieu) c`est une aumône, ‹Allâh u akbar›› (Dieu est Grand), c`est une aumone aussi, et de même: , alhamdu li Allâh (Louanges à Dieu), la ilaha illa Allâh (Il n`y a d`autre divinité qu`Allâh›) Chaque fois que vous ordonnez le bien, c`est une aumône, et chaque fois que vous défendez le mal, c`est une aumône Chaque fois que vous faites œuvre de chair, vous faites une aumône ».
Ils s`écrièrent alors: « Comment, chacun de nous satisferait ses appétits charnels et mériterait par là une rétribution? » Il répondit :
« Voyons, celui qui assouvit ses appétits de façons illicite, ne se charge-t-il pas d`un péché ? De même celui qui les satisfait de façon licite, obtient une rétribution ».
`An Abi Dharrin – Radi Allah `Anhu – aydhan :

"Anna Nasan min as-habi Rasuli Lahi – Salla Lahu `alayhi wa sallama – Qalu lin-nabiyyi – Salla Lahu `alayhi wa sallam : Ya Rasula Lah ! Dhahaba ahlud-duthuri bil-ujoor. Yusalluna kama nusali wa yasumuna kama nasoumu, wa yatasaddaquna bi fidhuli amwalihim. Qal : Awalaysa qad Ja`ala Lahu lakum ma tasadaqun ? Inna bikulli tasbihatin sadaqah, wa kulli takbiratin sadaqah, wa kulli tahmidatin sadaqah, wa kulli tahlilatin sadaqatan wa amrin bi l-ma’rufi sadaqah, wa nahyin `an munkarin sadaqah, wa fi budh`i ahadikum sadaqah.

Qalu : Ya Rasula Lah, a ya’ti ahaduna shahwatahu wa yakunu lahu fiha ajr? Qala : Araytum law wadh`aha fi haram a kana halayhi wizr? Fa kadhalika idha wadha’aha fi l-Halal kana lahu ajr."

Hadith 26 : La diversité des bonnes œuvres

Selon Aboû Horeïra , l`Envoyé de Dieu a dit:
« L`homme a, sur chaque articulation une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et où tu réconcilies deux adversaires, tu fais une aumône. En aidant un homme soit à enfourcher sa monture, soit à y placer sa marchandise, tu fais une aumône. Une bonne parole, c`est une aumône, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière rituelle, c`est une aumône, en écartant un obstacle du chemin, tu fais une aumône ».
`An Abi Hurayrah – Radi Allah `Anhu – Qal : Qala Rasuli Lahi – Salla Lahu `alayhi wa sallam :

"Kullu sulama minan-nasi `alayhi sadaqah kulla yawmin tatlu`u fihish-shams : Ta`dilu baynath-nayni sadaqah, wa tu`inur-rajula fi dabbatihi fa tahmiluhu `alayha aw tarfa`u lahu `alayha mata`ahu sadaqah, wa l-Kalimatu t-Tayyibatu s-Sadaqah, wa bi kulli khatwatin tamshiha ila s-Salati sadaqah, wa tumitul-adaha `anit-tariqi sadaqah."

Hadith 27 : La piété c’est la haute moralité

Selon En-Nawwas ben Saman , le Prophète a dit:
« La Piété consiste en la haute moralité, le mal est ce qui met ton âme dans l’embarras et qu’il te répugne que les gens le découvrent en toi ».
Wâbiça ben Mabad (que dieu soit satisfait de lui) a dit : j’allai voir l’Envoyé de Dieu et il me dit :
« Tu viens me questionner au sujet de la vertu ? »
« Oui », répondis-je, et il reprit :
« Interroge ton cœur. La vertu c`est ce par quoi l’âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité. Le péché, c’est ce qui s`implante dans l’âme et met le trouble au sein de l’homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l’on pourrait te donner (pour te tranquilliser) ».
`Ani Nawasi bni Sam`aana Radi Allah `Anhu `ani n-Nabiyyi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :

"L-Birru husnul khuluqi, wa l-ithmu ma haka fi nafsika, wa karihta ay-yataliha `alayhi n-Naas."

Wa `an Wabisata bni Ma`badi Radi Allah `Anhu Qal : Ataytu Rasula Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama fa Qal :

"Ji-ta tas alu `ani l-Birr ? Qultu : Na`am. Qal : Istafti qalbak. L-Birru matma annat ilayi n-Nafsu watma anna ilayhi l-Qalb, wa l-Ithmu ma haka fi n-Nafsi, wa taraddada fi s-Sadr wa in aftaka n-Naasu wa aftawk."

Hadith 28 : L’attachement à la Sunna

Aboû Nadjih`el Irbâdh ben Sâriya a dit : l’Envoyé de Dieu nous fit un jour un prêche qui fit frémir les cœurs et couler les larmes des yeux. Nous lui dimes alors : « O Envoyé de Dieu, on dirait un sermon d’adieux. Faites-nous une (dernière) recommandation ». Il répondit :
« Je vous recommande d’adorer Allâh (que sa gloire et Sa puissance soient exaltées), d’écouter votre chef, et de lui obéir, votre Emîr fut-il un esclave. Certes, qui de vous vivra, verra de graves discordes. Il vous incombe donc de suivre ma manière d’être et celle des Califes bien guidés. Tenez-vous à cela de toutes vos forces, et gardez-vous des nouveautés religieuses, car toute innovation est égarement ».
`An Abi Najjihin al`Irbadhi bni Sariyyata Radi Allah `Anhu Qal :

"Wa`adhana Rasulu Laahi Sal Allahu Alayhi wa sallam maw`idhatan wajilat minha l-Quloub wa dharafat minha l-`uyoun, fa Qulna : Ya Rasula Laah, ka annaha maw`idhatu muwaddi`in, fa awsina. Qala : Usikum bi taqwa Laahi `Azza wa Jal, wa s-Sam`i wa t-Ta`ah, wa in ta ammara `alaykum `abdun. Fa innahu mayya`ish minkum fasayara khtilafan kathiran. Fa `alaykum bi sunnati wa sunnati l-Khulafa r-Rashidin l-Mahdiyin. `Adhou `alayha bi n-Nawajidhi wa iyakum wa muhdathati l-umour, fa inna kulla bid`atin dhalalah."

Hadith 29 : La voie du Paradis

Mouad ben Djabal a dit : Je dis : « Ô Envoyé de Dieu, enseigne-moi une œuvre qui me fera entrer au Paradis et qui m’éloignera du Feu. ». Il répondit :
« Tu viens d’interroger sur une affaire énorme qui est pourtant aisée pour qui Allah le Très-Haut l’a rendue aisée : Tu adores Allah sans rien Lui associer, tu accomplis la prière, tu t’acquittes de l’aumône légale [ zakât ], tu jeûnes le mois de Ramâdan et tu fais le pèlerinage. »

Puis le prophète poursuivit.

« Veux-tu que je te montre les portes du Bien ? Le jeûne est un rempart. L’aumône éteint le péché comme l’eau éteint le feu. La prière de l’homme au milieu de la nuit… (Est la meilleure) ».
Puis il récita le verset: «Ils s’arrachent de leurs lits…» jusqu`au mot: «..qu’ils oeuvraient!» (32:16-17).
Puis il reprit :
« Veux -tu que je te montre la partie principale de la religion, sa colonne et son sommet ? ».
« Oui, Ô Envoyé de Dieu », répondis je. Il répondit :
« La partie principale de la religion, c’est la soumission à Dieu, sa colonne, c’est la prière rituelle, et son sommet, la guerre sainte ».
Il ajouta :
« Veux-tu que je t’apprenne ce qui soutient tout cela ? ».
« Oui, Ô Envoyé de Dieu », répondis-je. Il saisit alors sa propre langue et dit :
« Garde-toi de celle-là ».
Je lui dis : « Ô Prophète de Dieu, serons-nous donc susceptibles d’être châtiés pour avoir parlé ? ». Il me répondit :
« Malheureux, qu’est-ce qui fait tomber les gens en Enfer, face en avant, (ou sur leur nez) si ce n’est ce que leur langue profère ? ».
`An Mu`adhi bni Jabal Radi Allah `Anhu Qal :

"Qultu : Ya Rasula Lah, akhbirni bi `amalin yudkhiluni l-Jannata wa yuba`iduni `ani n-Naar. Qal : Laqad sa-alta `an `adhim wa innahu la yasirun `ala mayyassarahu Allahu `alayh. Ta`budu Laah la tushriku bihi shay an, wa tuqimu s-Salaata wa tu-ti z-Zakaata wa tasumu Ramadan, wa tahujju l-Bayt.

Thumma Qal : Ala adulluka `ala abwabi l-Khayr ? s-Sawmu junnatu wa s-Sadaqatu tutfi ul-Khati-a kama yutfi-ul maa un-Naar, wa Salatu r-Rajuli fi jawfi l-Layl, thumma tala :
32.16 Tatajafa Junubuhum `Ani Al-Mađāji`i Yad`ūna Rabbahum Khawfāan Wa Ţama`āan Wa Mimmā Razaqnāhum Yunfiqūna
32.17 Falā Ta`lamu Nafsun Mā ‘Ukhfiya Lahum Min Qurrati ‘A`yunin Jazā’an Bimā Kānū Ya`malūna

Thumma Qala : Ala ukhbiruka bi ra-si l-amri wa `amudihi, wa dhirwati sanamih ? Qultu : Bala Ya Rasula Laah. Qala Ra-su l-amri l-Islam, wa `amudahu s-Salaah, wa dhirwatu sanamihil Jihad.
Thumma Qala Ala ukhbiruka bi malaki dhalika kullih ?" Qultu : Bala Ya Rasula Laah. Fa akhadha bi lisanihi wa Qala : Kuffa `alayka hadha. Qultu : Ya Nabiyya Laah, wa inna lamu akhaduna bima natakallamu bih ? Faqala : Thakilatka ummuka Ya Mu`adh, wa hal yakubbu n-Naasa fi n-Naari `ala wujuhihim – aw Qala `ala manakhirihim – ila hasa-idu al-sinatihim ?"

Hadith 30 : Les droits d’Allah

Selon Aboû Thalaba El-Khouchanî Djourthoûm ben Nâchir , le prophète , a dit :
« Certes, Allah, Trés Haut, a fixé des obligations canoniques, ne les négligez pas; il a déterminé des limites, ne les transgressez pas; il a interdit certaines choses, n`en usez pas; il s`est tu à propos d`autres, par miséricorde à votre égard, non par oubli, n`en scrutez donc pas les raisons. »
`An Abi Tha`labata al Khushani Jurthumu bni Nashir Radi Allah `Anhu `An Rasulil lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :

"Inna Laha ta`ala faradha fara idha fala tudhayyi`uha, wa hadda hudoudan fala ta`taduha, wa harama shya-a fala tantahikuha, wa sakata `an ashya a-rahmatan lakum ghayra nisyanin fala tabhathu `anha."

Hadith 31 : La vraie ascèse

Abou Abbas Sahl Ibn Sades Sa’idi , a dit:
Un homme se rendit auprès du Prophète et lui dit : « O Envoyé de Dieu, enseigne-moi une action dont l’accomplissement me vaudra l’amour de Dieu et celui des hommes » Il lui répondit :
« Méprise les choses d’ici bas, Dieu t’aimera, et méprise ce que possèdent les hommes, et les hommes t’aimeront ».
`An Abi l-`Abbas Sahli bni Sa`din as-Sa`idi Radi Allahu `Anhu Qal :

"Ja-a rajulun ila n-Nabiyyi Sal Allahu Alayhi wa sallama fa Qala, Ya Rasulu Lah : Dullani `ala `amalin idha `amiltuhu ahabbaniya lah wa ahabbani an-Naas. Fa Qal : az-had fi d-Dunya yuhibbaka Lahu, wa az-had fima `inda n-Naas, yuhibbaka n-Naas."

Hadith 32 : Tout préjudice est illégal

Selon Abou Said Sad ben Malek ben Sinan, el Khodri , l’Envoyé de Dieu a dit:
« Ne faites pas de mal, et ne rendez pas le mal pour le mal ».
`An Abi Sa`idin Sa`d ibn Malik ibn Sinaan Al-Khudri Radi Allah `Anhu anna Rasulu Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :

"La Dharara wa la Dhiraar"

Hadith 33 : La preuve incombe au demandeur

Selon Ibn Abbas le Prophète a dit:
« Si l’on accordait aux plaideurs, l’objet de leurs demandes, certes, on en verrait qui réclameraient les richesses et le sang d’autres gens. Mais il appartient au demandeur de faire la preuve et le serment est déféré a celui qui nie ».
`Ani bni `Abbasi Radi Allah `Anhu anna Rasula Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :
"Law yu`tan-nasu bi da`wahum, lad-da`a rijalun amwala qawmin wa dima-ahum, lakini l-Bayinatu `ala l-Muda`i, wa l-Yaminu `ala man ankar."

Hadith 34 : L’empêchement du blâmable est un devoir religieux

Abou Said El Khodri , a dit qu`il a entendu l`Envoyé de Dieu dire :
« Si l`un d’entre vous voit ce qui déplait à Dieu, qu`il le combatte de ses mains; si cela ne lui est pas possible, que ce soit par la langue, et si cela encore ne lui est pas possible, que ce soit avec son cœur, c’est là le minimum imposé par la foi ».
`An Abi Sa`idin l-Khudri Radi Allah `Anhu Qal : Sami`tu Rasula Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama yaqul :

"Man ra-aa minkum munkaran falyughayir-hu bi yadih, fa in lam yastatih fa bi li sanih, fa in lam yastatih fa bi qalbih, wa dhalika adh`aful Imaan."

Hadith 35 : La vraie fraternité

Selon Aboû Horëira , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Ne vous jalousez pas, n`enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n`agissez pas avec perversité les uns à l`égard des autres, ne concluez pas d`achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères, le musulman est frère du musulman, il ne l`opprime pas, ni ne l`abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici », et il dit ceci en montrant trois fois son cœur, puis il ajouta :
« Le pire de l`iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son sang, son bien, son honneur ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `Anhu Qal : Qala Rasulul Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam :

"La tahasadu, wa la tanajashu, wa la tabaghadhu, wa la tadabaru, wa la yabi` ba`dhukum `ala bay`i ba`dh. Wa kunoo `ibada Lahi ikhawana. L-Muslimu akhul-Muslim. La yadlimuhu, wa la yakhduluhu, wa la yakdibuhu, wa la yahqiruhu At-Taqwaha huna – wa yushiru ila sadrihi thalatha marrat – bi hasbi imrin mina Shari ay-yahqira akhahu l-Muslim. Kullu l-Muslimi `ala l-Muslimi haram : damuhu, wa maluhu, wa `irdhuhu."

Hadith 36 : L’incitation à œuvrer salutairement

D`après Aboû Horëira , le Prophète a dit:
« Quiconque, en ce bas monde, a allégé l’affliction d’un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secourt un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l’Autre. Quiconque couvrira les fautes d’un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l’Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère. Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis. Tant que les hommes s’assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l’étudier ensemble, la paix du cœur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens. Quant à celui que ses œuvres ont mis en retard, il ne sera pas mis en avance par son appartenance ».
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `Anhu ‘Ani Nabiyyi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :

Man naffasa `an mu-minin kurbatan min kurabi Dunya naffasa Lahu `anhu kurbatan min kurabi yawmi l-Qiyama. Wa man yassara `ala Mu`siri, yassara Lahu `alayhi fi-Dunya wa l-akhira. Wa man satara musliman, satarahu Lahu fi-Dunya wa l-akhira. Wa Allahu fi `awnil `Abdi ma kanal `Abdu fi `awni akhih. Wa man salaka tariqan yal tamisu fihi `ilman, sah-hal Allahu bihi tariqan ila l-Jannah. Wa majtama`a qawmun fi baytin min buyuti lahi, yatluna kitaba Lahi wa yatada rasunahu baynahum ila nazalat `alayhimu s-Sakina, wa ghashiyat humu r-Rahmah, wa Haffat-humu l-Mala`ika, wa dhakara humu Lahu fiman `indah. Wa man batta-a bihi `amaluhu lam yusrih bihi nasabuh.

Hadith 37 : La grâce divine

Selon Ibn Abbas , l`Envoyé de Dieu a dit parmi ce qu`il a transmis comme venant de Son Seigneur Très Haut (qu`il soit béni et exalté) :
« Allah a déterminé les bonnes actions et les péchés ». Puis il a fait une distinction en cette matière. Lorsque quelqu’un se propose d’accomplir une bonne action, et ne la fait pas, Il la lui inscrit comme si elle était accomplie, et s’il l’accomplit, Il met à son actif dix bonnes actions, et même sept cents, et encore bien davantage.
Mais s’`il se propose d’accomplir un péché et ne l`accomplit pas, dieu le lui inscrit comme une bonne action accomplie, et s’il accomplit ce péché. Dieu ne le lui inscrit que comme un seul péché ».
`An ibn `Abbas Radi Allahu `Anhuma `an Rasuli Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam fima yarwihi `an Rabbihi Tabaraka wa Ta`ala Qal :

"Inna Laha kataba l-Hasanati wa s-Sayiat, thumma bayyana dhalik : Fa man hamma bi hasanatin falam ya`malha katabaha Lahu `indahu hasanatan kamilatan, wa in hamma biha fa`amilaha katabaha Lahu `indahu `ashra hasanatin ila sab`i mi ati dhi`fin ila adh`afin kathiratin. Wa in hamma bi sayyi atin fa lam ya`malha katabaha Lahu `indahu hasanatan kamilatan. Wa in hamma biha fa`amilaha katabaha Lahu sayyiatan wahidah."

Hadith 38 : L’amour d’Allah

Selon Abou Horeira l’Envoyé de Dieu a dit:
« Allah Très Haut a dit : A celui qui nuit à un de mes porte-parole, je déclarerai la guerre. Rien de ce qui M’est agréable ne rapproche autant Mon serviteur de Moi, que l’accomplissement des obligations que Je lui ai imposées. Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par des pratiques surérogatoires jusqu`a ce que je l’aime, et, lorsque je l’aimerai, Je serai l’oreille par laquelle il entendra, le regard par lequel il verra, la main avec laquelle il empoignera, le pied avec lequel il marchera. S’il Me sollicite, certes, Je lui accorderai Ma faveur, s’il implore Ma protection, certes, Je la lui accorderai. »
`An Abi Hurayrata Radi Allahu `Anhu Qala : Qala Rasulu Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam :
"Inna Allahu Ta`ala Qal : Man `ada li waliyyan fa qad adhantuhu bil-harb. Wa ma taqarraba ilayya `abdi bi shay in ahabba ilayya mimma ftaradhtuhu `alayh, wa la yazalu `abdi yataqarrabu ilaya bin Nawafili hatta uhibahu. Fa idha ahbabtuhu kuntu sam`ahu alladhi yasma`u bih, wa basarahu alladhi yubsiru bih, wa yadahu allati yabtishu biha, wa rijlahu allati yamshi biha. Wa la in sa-alani la u`tiyannahu, wa la in ista`adhani la u`idhannahu."

Hadith 39 : Pas de gêne dans la religion

Selon Ibn Abbâs , l`Envoyé de Dieu a dit:
« Certes, Dieu à cause de moi, pardonnera à ma communauté (les péchés) commis par erreur, oubli, ou contrainte. »

`Ani bni `Abbas Radi Allah `Anhumma anna Rasul Lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama Qal :

"Inna Laha tajawaza li `an ummati l-Khata’a, wa n-Nisyana, wa ma stukrihu `alayh"

Hadith 40 : Ce Bas-monde au profit de l’Au-delà
Ibn Omar , a dit : l`Envoyé de Dieu me prit par l`épaule et dit:
« Sois en ce bas monde comme un étranger », ou « comme un passant ».
Ibn Omar (que Dieu soit satisfait de lui et de son père) disait : « Lorsque tu es au soir, n`attends pas le matin, et lorsque tu es au matin, n`attends las le soir. Prends sur ta santé pour le moment de ta maladie, et sur ta vie pour celui de ta mort ».
`Ani bni `Umar Radi Allah `Anhumma Qal :

"Akhadha Rasulu lahi Sal Allahu Alayhi wa sallama bi minkabi fa Qal : Kun fi Dunya ka annaka gharibun aw habiru Sabil."

Wa kana ibn `Umar Radi Allah `Anhumma Yaqul :

"Idha amsayta fala tantadhiri Sabah, wa idha-a asbahta fala tantadhiri l-masa-a. Wa khudh min sih-hatika li maradhik, wa min hayatika li mawtik."

Hadith 41 : Le signe de la foi

Selon Aboû Mohammed Abdalla ben Amrou ben l-As , l’Envové de Dieu a dit :
« Aucun de vous ne deviendra véritablement croyant, que lorsque ses passions se plieront aux règles que Je vous ai apportées ».
`An Abi Muhammad `Abdilahi bni ‘Amri bni al `As Radi Allah `Anhumma Qal : Qala Rasulu llaahi Sal Allahu Alayhi wa sallam : "La yu-minu ahadukum hatta yakuna hawahu tabahan lima ji-tu bih."

Hadith 42 : L’immensité de l’indulgence divine
Anas rapporte avoir entendu l’Envoyé d’Allah dire :
« Allah Très Haut a dit : Ô fils d’Adam, tant que tu M’invoqueras et mettras ton espoir en Moi, Je te pardonnerai les péchés dont tu te seras chargé, sans Me soucier de leur grand nombre. O fils d’Adam, si tes péchés atteignent toute l’étendue visible du ciel, et qu’alors tu implores Mon pardon, je te pardonnerai. O fils d’Adam, si tu viens à Moi, ayant rempli la terre de tes péchés et qu’alors tu Me rencontres cependant que tu n’associes personne d’autre à moi, Je te donnerai de quoi la remplir autant de pardon ».
`An Anasi Radi Allahu `Anhu Qal : Sami`tu Rasulu lahi Sal Allahu Alayhi wa sallam Yaqul :
Qal Allah Ta`ala :
"Yabna Adam : Innaka ma dahawtani wa rajawtani ghafartu laka hala ma kana minka wa la ubali. Yabna Adam : Law balaghat dhunubaka ‘anana s-Sama-i thumma staghfar thani ghafartu lak. Yabna Adam : Innaka law ataytani bi qurabi l-Ardi khataya thumma laqitani la tushriku bi shay an, la ataytuka bi qurabiha maghfirah."

LE PLUS GRAND, LES PLUS PUISSANT, LES PLUS SAGE, LES PLUS NOBLE "ALLAH"

D’après le Coran, Allah est Un, Transcendant, Indescriptible, Indivisible, Incomparable, Le Créateur, l’Eternel, Le Sublime, Le Saint, Le Pur, Le Parfait, l’Absolu. Il n’a pas été engendré et Il n’a pas engendré. Nul ne Lui est égal. Il est Le premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché, le Commencement et la Fin, Il connaît parfaitement toute chose; Il est la‘‘Cause sans cause de toutes les causes’’, Il subsiste par Lui-même, Il se suffit à Lui-même, Il ne mange pas, ne boit pas et ne dort pas. Il est Immatériel et Intemporel, Il n’a ni corps ni forme, Il est Impénétrable, Imperceptible, Infatigable et Immortel. Il dirige l’Univers et tout ce qu’il contient, Il maintient l’équilibre de l’Existence.
L’Imâm Ali ibn Abu Talib, dans Nahj al Balagha (Voie de l’éloquence), Sermon n°181, dit :

«Celui qui Le compare (à d’autres êtres) n’a pas saisi sa réalité. Il est incomparable. Celui qui Le désigne et L’imagine ne Le vise point. Tout ce qui se connaît à travers soi-même a été créé et toute chose qui existe en vertu d’autres choses est l’effet d’une cause. Il agit mais non avec l’aide d’instruments. Il fixe des mesures mais sans activité mentale.

Il est Riche mais non par acquisition. Le temps ne Lui tient pas compagnie, et les instruments ne viennent pas à son aide. Son Etre précède le temps, et Son Existence précède le néant. Son éternité précède le commencement. Du fait même qu’Il a créé les sens, on comprend qu’Il n’a pas de sens.
Et de l’existence des contraires on déduit qu’Il n’a pas de contraire; et de l’existence de similarité entre les choses, on déduit qu’il n’est rien qui Lui soit semblable, Il a fait de la lumière le contraire de l’obscurité, et du chaud celui du froid.

Il suscite l’affection entre les choses rivales, réunit les choses de nature différente, rapproche les choses éloignées, et sépare les choses unies. Il ne connaît pas de limite, et n’est pas quantifiable par les nombres.»

LES ANGES

Mais ce sont plutôt des serviteurs honorés. Ils ne devancent pas Son Commandement et agissent selon Ses ordres. (S21.V26-27)
Allah (swt) les a créés, ils L’adorent et Lui obéissent.
Ceux qui sont auprès de Lui [Les Anges] ne se considèrent point trop grands pour L’adorer et ne s’en lassent pas. Ils exaltent Sa Gloire nuit et jour et ne s’interrompent point. (S21.V19-20)
Les Anges nous sont dissimulés, nous ne pouvons les voir. Mais Allah (swt) peut les montrer à certains de Ses serviteurs. Le Prophète Mohammad (saws) a vu Jibril (as) sous sa forme réelle avec six cents ailes qui couvraient l’horizon. (Rapporté par Bokhari & Moslim)
Jibril (as) apparu à Maryam sous la forme d’un bel homme, et engagea la conversation avec elle.
Il vint aussi au Prophète (saws) tandis qu’il était parmi ses Compagnons (raa) sous l’apparence d’un homme inconnu qui ne montrait aucune trace de long voyage, avec des vêtements très blancs et une chevelure très noire. Il s’assis auprès du Prophète (saws), ses genoux contre les genoux du Prophète (saws) et ses paumes posées sur ses cuisses. Le Prophète (saws) dit ultérieurement à ses Compagnons (raa) que l’homme qu’ils avaient vu était Jibril (as). (Ce récit est tiré du hadith très connu rapporté par Al Bokhari & Moslim)
Nous croyons que les Anges ont différentes tâches qui leurs ont été attribuées. Parmi les Anges, il y a Jibril (as) qui est chargé de la révélation, également surnommé le Saint-Esprit. Il l’a fait descendre sur l’ordre d’Allah (swt) à quiconque Il (swt) désire parmi Ses Prophètes et Messagers.
Mikail (as) est l’Ange qui est chargé de la pluie et de la végétation. Israfil (as) est chargé de souffler dans la Trompe à deux reprises, le premier souffle se suivra de la fin du monde et le second de la Résurrection. Malak-Al-Mawt, l’Ange de la Mort (as) est chargé d’ôter l’âme des gens lors de la mort. Les assistants de l’Ange de la mort sont de deux sortes; les Anges de miséricorde, et, les Anges du supplice.
Les Anges Porteurs du Trône du Seigneur, ils sont au nombre de 4. Au jour de la Résurrection, leur nombre augmentera pour atteindre 8, dit le Seigneur dans les versets suivants:
Et sur ses côtés [se tiendront] les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d’eux le Trône de ton Seigneur. (S69.V17)

Radwane chargé de gardé le Paradis, il est donc le gardien du Paradis et le plus grand de Ses serviteurs. Les gardiens du Paradis sont innombrables, seule le Seigneur peut délimiter leur nombre.

De chaque porte, les Anges entreront auprès d’eux:
‹Paix sur vous, pour ce que vous avez enduré!› – Comme est bonne votre demeure finale!› (S13.V23-24)
Les gardiens du Feu sont au nombre de 19 Anges et sont chargés de faire torturés les habitants de la Géhenne.
Je vais le brûler dans le Feu intense (Saqar). Et qui te dira ce qu’est Saqar? Il ne laisse rien et n’épargne rien; Il brûle la peau et la noircit. Ils sont dix neuf à y veiller. Nous n’avons assigné comme gardiens du Feu que les Anges. Cependant, Nous n’en avons fixé le nombre que pour éprouver les mécréants. (S74.V26-31)

Malik (as) est le gardien en chef de l’Enfer. Certains Anges sont chargés de l’embryon dans la matrice, d’autres sont responsables de protéger l’être humain et l’Ange des montagnes.
Les Anges scribes en charge d’enregistrer les oeuvres des humains. A la droite de chacun des hommes se trouve un ange qui inscrit ses bonnes actions alors que l’ange installé à sa gauche inscrit les mauvaises.
..quand les deux recueillant, assis à droite et à gauche, recueillent.
Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire. (S50.V17-18)
D’autres Anges sont chargés de questionner le mort après qu’il soit placé dans sa tombe. Deux Anges viennent à lui Mounkir et Nakir et le questionnent au sujet de son Seigneur (swt), de sa religion et de son Prophète (saws).
Le Prophète (saws) nous informe également que chaque jour 70 000 Anges entrent – dans une autre version : prient – dans la maison peuplée (al bayt al ma’mor) au ciel sans ne plus jamais y revenir. (tiré d’un hadith rapporté par Al Bokhari & Moslim)

Les Livres

Il s’agit des Livres que Dieu le Très-Haut a descendu sur Ses Envoyés, comme miséricorde et direction, pour toute la création, leur permettant d’obtenir le bonheur dans ce monde et dans l’autre.

La croyance en ces livres comprend quatre points :

1 – Croire qu’ils descendent vraiment de Dieu le Très-Haut
2 – Croire aux Livres dont les noms nous sont connus :
Le Coran, descendu sur Mûhammad – Paix et Bénédiction de Dieu sur lui -.
L’Evangile, descendu sur ‘Issa – Jésus – Que la Paix soit sur lui -
Les Psaumes [az-Zabour] donnés à Dawoud [David] – Que la Paix soit sur lui -
La Torah, descendu sur Moussa – Moïse – Que la Paix soit sur lui -
Quant aux Livres Révélés dont nous ne connaissons pas les noms, nous y croyons dans leur totalité.

3 – Attester l’authenticité des informations contenues dans les Livres, telles les informations du Coran et celles qui n’ont pas été changées ou altérées des livres antérieurs.

4 – L’application des prescriptions non abrogées qu’il faut accepter et auxquelles il faut se soumettre ayant saisi ou non leurs sens profonds. L’ensemble des Livres antérieurs a été abrogé par le Noble Coran.

Allah dit :
« Et nous avons descendu sur toi le Livre en toute vérité, qui confirme les Livres antérieurs et que nous préservons contre toute altération » [ Sourate 5 - La table servie (Al-Maidah) - Verset 48 )
C'est-à-dire qu'il fait autorité sur les Livres antérieurs. Ceci étant, il n'est pas permis d'appliquer une prescription contenue dans ces Livres, sauf si celle-ci est attestée par le Coran et donc après son approbation.

La croyance en ces livres produit des effets considérables, parmis ceux-ci :
• La reconnaissance de l'intérêt et le soin qu'Allah porte à Ses Serviteurs, sachant qu'Il a descendu sur tous les peuples un Livre pour les guider.
• La reconnaissance de l'infinie Sagesse de Dieu dans Ses Institutions, du fait qu'Il a institué pour chaque peuple ce qui convient à leurs situations.
Allah dit :
" Nous avons établi pour chacun une loi et une voie "[Sourate 5 La table servie (Al-Maidah) Verset 48]
• La gratitude envers Dieu pour tous les bienfaits qu’Il accorde à Sa création.

LES PROPHETES

Nous croyons qu’Allah le Très-Haut a envoyé à Ses serviteurs des messagers …
« … Annonciateurs et avertisseurs afin qu’il n’y ait plus d’argument pour les gens devant Allah après la venue des messagers et Allah est Puissant et Sage.
Nous croyons que le premier d’entre eux fut Noé (Nûh) et le dernier, Muhammad — qu’Allah prie sur eux et les salue tous.
« Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui…
« Muhammad n’a jamais été le père de l’un d’entre vos hommes, mais [il est] le Messager d’Allah et le dernier des prophètes…
Le meilleur d’entre eux est Muhammad, puis Abraham (Ibrâhîm), puis Moïse (Mûssâ) puis Noé (Nûh) et Jésus (‘Issâ) fils de Marie (Maryam), et ce sont eux qu’Allah a désignés dans Sa parole :
« Et lorsque Nous prîmes des prophètes leur engagement de même que de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus fils de Marie, et Nous avons pris d’eux un engagement solennel.
Nous avons foi que la législation (Sharî’a) de Muhammad, englobe tous les mérites des lois des messagers précédents, selon la parole du Très-Haut :
« Il a légiféré pour vous en matière de religion ce qu’il a enjoint à Noé et ce que Nous t’avons révélé et ce que nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : “ Etablissez la religion et n’en faites pas un sujet de divisions ” …
Nous croyons que tous les messagers sont des êtres humains, créés, qui ne possèdent aucune des particularités de la souveraineté divine (ar-Rububîya). Allah le Très-Haut a dit au sujet de Noé qui est le premier messager :
« [Nûh dit :] “ Et je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, je ne connais pas l’inconnaissable et je ne dis pas que je suis un ange ”…
Allah le Très-Haut a également ordonné à Muhammad qui est le dernier des messagers, de dire :
« Dis : “ Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’inconnaissable et je ne vous dis pas que je suis un ange” … et de dire :
« Dis : “ Je ne possède pour moi-même ni profit, ni dommage, sauf ce qu’Allah veut ”… , et encore de dire :
« Dis : “ Je ne possède pour vous aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur la droiture ” * Dis : “ Personne ne saura me protéger contre Allah, et je ne trouverai jamais de refuge en dehors de Lui ”.
Nous croyons que tous les messagers sont des esclaves-serviteurs parmi les esclaves-serviteurs d’Allah. Allah — exalté soit-Il — les a honorés par le message qu’Il leur a révélé ; Il les a élevés au plus haut rang de Ses serviteurs, et les mentionne par les plus belles formules de louange.
Il dit à propos du premier d’entre eux, Nûh — qu’Allah prie sur lui et le salue :
« Les descendants de ceux que Nous avons transportés [dans l’arche] avec Nûh. Certes, il était un serviteur très reconnaissant.
Il a dit au sujet du sceau des prophètes, Muhammad :
« Qu’on exalte la gloire de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur, pour qu’il soit un avertisseur pour l’univers.
Il a dit à propos d’autres messagers :
« Et rappelle-toi donc Nos serviteurs : Ibrâhîm, Isaac (Ishâq) et Jacob (Ya’qûb), détenteurs de puissance et de clairvoyance.
« … et rappelle-toi Dâwûd, Notre serviteur, doué de force et il était certes très repentant.
« Et à Dâwûd Nous fîmes don de Salomon (Suleymân), quel bon serviteur. Il était plein de repentir.
Il a dit aussi à propos d’Issâ, fils de Maryam :
« Il n’était qu’un serviteur que Nous avons comblé de bienfaits et que Nous avons désigné en exemple aux Fils d’Israël.
Nous croyons qu’Allah le Très-Haut a clos la révélation par le message révélé à Muhammad (e) et qu’Il l’a envoyé à toute l’humanité, conformément à Sa parole :
« Dis : ‘ ش vous hommes ! Je suis pour vous tous le messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Point de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort.’ Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés.
Nous croyons que la législation (Sharî’a) de Muhammad (e) est la religion de l’islam qu’Allah le Très-Haut a agréé pour Ses serviteurs. Allah n’accepte de quiconque aucune religion autre que l’islam, selon Sa parole :
« Certes, la religion acceptée d’Allah est l’islam… et Sa parole :
« … Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et complété sur vous Mon bienfait, et J’agrée pour vous l’islam comme religion… , et encore :
« Et celui qui désire une autre religion que l’islam, ce ne sera point accepté de lui et il sera dans l’au-delà parmi les perdants.
Nous pensons que celui qui prétend qu’il existe aujourd’hui une religion acceptée d’Allah autre que l’islam, comme la religion judaïque, chrétienne ou autre, est mécréant. Si on lui accorde une occasion de se repentir, qu’il se repente ou il lui sera exécuté la en tant que renégat, car il a démenti le Coran.
Nous pensons que celui qui renie le message de Muhammad (e), destiné à toute l’humanité, de ce fait, renie tous les autres messagers, y compris celui auquel il prétend croire et qu’il prétend suivre, selon la parole du Très-Haut :
« Le peuple de Noé traita de menteurs les messagers.
Allah a considéré qu’ils avaient traité de menteurs tous les messagers bien que nul messager n’ait devancé Nûh. Et l’Exalté a dit :
« Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire une distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent : “ Nous croyons en certains d’entre eux et en renions d’autres ”, et qui veulent prendre un chemin intermédiaire * Ce sont eux les vrais mécréants ! Et nous avons préparé pour les mécréants un châtiment humiliant.
Nous croyons qu’il n’y aura plus de prophète après Muhammad, le Messager d’Allah (e). Celui qui prétend qu’il y aura une prophétie après lui ou donne foi à quiconque le prétend, devient mécréant car il traite ainsi de menteurs Allah, Son Messager [Muhammad] et le consensus des musulmans.
Nous croyons que le Prophète (e) a eu des successeurs bien-guidés (Califes Rachides). Ils l’ont succédé dans sa communauté dans les domaines de la science, de la prêche et de l’exercice du pouvoir sur la communauté des croyants.
Le meilleur d’entre eux et le plus digne d’avoir le califat est Abû Bakr le Véridique, puis, ‘Umar ibn Al-Khattâb, puis, ‘Uthmân Ibn ’Affân, puis, ‘Alî Ibn Abî Tâleb — qu’Allah leur accorde Sa satisfaction à tous.
Ils se sont succédés dans le califat par ordre de mérite. Allah exalté soit-il, avec Sa sagesse parfaite, ne pouvait mettre à la tête des meilleures générations de croyants, un homme s’il existait parmi eux quelqu’un de meilleur et de plus digne du pouvoir.
Nous croyons que celui qui est de moindre degré parmi les Califes, peut avoir une qualité dans laquelle il devance celui qui est meilleur que lui, mais sans atteindre le rang de celui-ci ; car les actes qui engendrent le mérite sont nombreux et divers.
Nous croyons que la communauté musulmane est la meilleure de toutes les communautés et la plus noble auprès d’Allah, selon Sa parole :
« Vous êtes la meilleure communauté surgie pour les hommes, vous ordonnez le bien, interdisez le mal et croyez en Allah…
Nous croyons que les meilleurs de cette communauté sont les compagnons du Prophète (As-Sahâba), puis leurs successeurs (At-Tâbî’în), puis les successeurs de ceux-ci ; et qu’il restera toujours un groupe de cette communauté, triomphant, qui sera sur la voie de la vérité. Nul préjudice de la part de ceux qui les ont contredits, ou de ceux qui ont refusé de leur porter secours ne peut nuire à ses membres, et ce, jusqu’à ce que vienne l’ordre d’Allah Digne de louange (le Jour du Jugement).
Nous avons foi que ce qui s’est passé comme différents entre les Compagnons — qu’Allah les agrée tous, ne le fut que par leurs efforts d’interprétation et les différences d’opinions qui en ont résultés. Tous cherchaient la vérité ; ceux d’entre eux qui ont vu juste verront leur rétribution doublée et, ceux qui se sont trompés auront tout de même une (seule) rétribution, et leurs fautes leur seront pardonnées.
Nous pensons que c’est un devoir de taire leurs faux-pas et leurs divergences. Et nous ne mentionnons les Compagnons que par ce qui leur est dû, c’est-à-dire les éloges. Et il faut que nous purifions nos coeurs de ce qu’ils contiennent comme rancoeur et haine envers chacun d’entre eux, car Allah le Très-Haut dit :
« … On ne peut égaler cependant celui d’entre vous qui a donné ses biens et a combattu avant la conquête [de la Mecque], ces derniers sont classés à un rang supérieur à ceux qui ont dépensé et combattu après [la conquête]. Néanmoins, à chacun, Allah a promis la plus belle récompense…
Et la parole d’Allah le Très-Haut à notre attention :
« Et ceux qui sont venus après eux disent : “ Seigneur, pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi, et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur contre ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux ”.

Le Jour dernier

Nous croyons au Jour Dernier qui est le Jour de la Résurrection. Il n’y aura pas d’autre jour après celui-là. Les gens seront réssuscités pour vivre éternellement, soit dans la demeure des délices [c’est-à-dire le paradis], soit dans la demeure du châtiment douloureux [l’enfer — qu’Allah nous en préserve].
Nous croyons à la résurrection ; Allah le Très-Haut redonnera la vie aux morts, lorsque l’Ange Isrâfîl soufflera dans la trompe pour la seconde fois :
« Et on soufflera dans la trompe, et voîlà que ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre seront foudroyés, exceptés ceux qu’Allah voudra. Puis on y soufflera une seconde fois, et les voîlà debouts à regarder. »
Les gens sortiront donc de leur tombe, pour se présenter devant le Seigneur de l’Univers, pieds-nus, dévêtus, non circoncis :
« … Comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répétons, c’est une promesse qui Nous incombe et Nous l’accomplirons.
Nous croyons aux registres de nos actions qui nous seront remis soit dans la main droite, soit par derrière le dos, dans la main gauche :
« Celui qui recevra son livre en sa [main] droite * sera soumis alors à un jugement facile * Et retournera tout réjoui auprès de sa famille * Et quant à celui qui recevra son livre derrière son dos * Il invoquera la destruction sur lui-même * Et il brûlera dans un feu ardent.
« Et à chaque homme, Nous avons attaché son oeuvre à son cou. Et au Jour de la Résurrection, Nous lui sortirons un livre qu’il trouvera déroulé * Lis ton livre, tu te suffis aujourd’hui, d’être ton propre comptable.
Nous croyons aux balances qui seront mises en place pour peser nos oeuvres le Jour de la Résurrection, et nous croyons que nulle âme ne subira d’injustice :
« Et quiconque aura fait l’équivalent d’un atome de bien le verra * Et quiconque aura fait l’équivalent d’un atome de mal, le verra.
« Ceux dont la balance est lourde seront les gagnants * Et ceux dont la balance est légère seront ceux qui auront ruiné leur propre âme, et ils demeureront éternellement en enfer * Le feu brûlera leur visage et ils auront les lèvres crispées.
« Quiconque viendra avec une bonne oeuvre aura dix fois autant, et quiconque viendra avec une mauvaise oeuvre, ne sera rétribué que par son équivalent et on ne leur fera aucune injustice.
Nous croyons à l’intercession du Prophète. Il intercèdera auprès d’Allah exalté soit-Il, avec Sa permission, pour qu’Il commence le jugement entre Ses serviteurs, au moment où le chagrin et le tourment les auront atteints d’une façon insup¬portable.
Ils partiront d’abord demander l’intercession auprès d’Adam, puis auprès de Nûh, puis auprès d’Ibrâhîm, puis auprès de Mûssâ, puis auprès d’Issâ, qui leur dira d’aller la réclamer auprès du prophète Muhammad.
Nous croyons aussi à l’intercession en faveur de ceux qui, parmi les croyants, sont destinés à l’enfer, afin qu’ils en sortent. Et cette intercession appartiendra au prophète Muhammad, ainsi qu’aux autres prophètes, aux croyants et aux anges.
Nous croyons qu’Allah le Très-Haut fera sortir de l’enfer ceux parmi les croyants qui ne bénéficieront pas de l’intercession, et ce par Sa générosité et Sa miséricorde.
Nous croyons au bassin (Al-kawtar) du Messager d’Allah (e) ; son eau est plus blanche que le lait, plus délicieuse que le miel et son odeur est meilleure que le musc. Sa longueur est d’une distance égale à un mois de marche, ainsi que sa largeur. Ses verres sont comme les étoiles dans le ciel, de par leur beauté et leur nombre. Viendront boire de son beuvrage les croyants parmi la communauté de Muhammad ; celui qui boira de son eau n’aura plus jamais soif
Nous croyons au pont Sirât qui sera dressé au-dessus de l’enfer. Les gens le traverseront selon le degré de leurs actes. Le premier d’entre eux le traversera à la vitesse de l’éclair, puis le suivant, à la vitesse du vent, le suivant, à celle d’un oiseau, puis à celle d’un coureur. Et le Prophète se tiendra sur le Pont-Sirat et dira : " Seigneur ! Sauve-le, sauve-le ! "
Cela se poursuivra jusqu’à ce que les actes des gens s’affaiblissent, puis viendra celui qui le traversera en rampant. Et sur les côtés du pont, il y aura des crochets. Ils feront subir à certains des égratignures, sans les faire tomber, et à d’autres, ils les feront tomber en enfer.
Nous croyons à tout ce qui se trouve dans le Livre et la Sunna comme informations concernant ce jour et ces affres. Qu’Allah nous vienne en aide !
Nous croyons à l’intercession du prophète Muhammad (e) pour obtenir l’entrée au paradis, pour ceux qui y sont destinés. Cette intercession appartient au Prophète seul.
Nous croyons au paradis et à l’enfer, et que le paradis est la demeure des délices ; Allah le Très-Haut l’a réservée aux croyants vertueux. On y trouve comme délices, ce que nul oeil n’a vu, nulle oreille n’a entendu, et ce qu’aucun esprit humain ne peut imaginer.
« Aucune âme ne sait ce que l’on a caché pour elle comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu’elle faisait.
Et l’enfer est la demeure du châtiment. Allah exalté soit-Il, l’a réservée aux mécréants injustes. On y trouve comme châtiments et punitions ce que l’on ne peut imaginer.
« … Nous avons préparé pour les injustes un feu dont les flammes les cernent. Et s’ils implorent à boire, on les abreuve d’une eau comme du métal fondu, brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure !
Le paradis et l’enfer existent en ce moment même, pour toute l’éternité, et ils ne disparaîtront jamais :
« … Et quiconque croit en Allah et fait le bien, Il le fait entrer aux jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Allah lui a donc accordé une belle rétribution.
« Allah a maudit les infidèles et leur a préparé une fournaise * Pour qu’ils y demeurent éternellement, sans trouver ni allié, ni secoureur * Le jour où leur visage sera tourné et retourné dans le feu, ils diront : “ Hélas pour nous ! Si seulement nous avions obéi à Allah et obéi au Messager ! ”.
Nous témoignons aussi qu’Allah accordera le paradis à tous ceux que le Coran et la Sunna ont désignés, en particulier, ou en général, par la description.
Parmi ceux qui ont été désignés en particulier, on peut nommer Abû Bakr, ‘Umar, ‘Uthmân, ‘Alî et ainsi que tous ceux que le Prophète (e) a désignés. Et quant à la description générale, elle englobe tout croyant pieux ou vertueux [selon les caractéristiques énoncées dans le Coran et le hadith].
Nous témoignons également qu’Allah accordera l’enfer à tous ceux que le Livre et la Sunna ont nommés en particulier, ou ont décrits en général. Parmi ceux qui ont été désignés en particulier, on peut nommer Abû Lahab et ‘Amr ibn Luhay Al-Khuzâ’î et d’autres. Et quant à la description générale, il faut se référer à tous les versets ou hadiths décrivant les mécréants ou polythéistes pratiquant l’association majeure (Shirk), ou les hypocrites (Munâfiq) en religion.
Nous croyons aux tourments de la tombe, qui est l’inter-rogatoire que subit le mort dans sa tombe, à propos de son dieu, de sa religion et de son prophète. Alors,
« Allah affermit ceux qui ont cru par une parole ferme dans la vie présente, et dans l’au-delà…
Le croyant dira : « Mon Seigneur est Allah, ma religion est l’islam, et mon prophète est Muhammad. » Tandis que le mécréant et l’hypocrite diront : « Je ne sais pas, j’ai entendu les gens dire quelque chose et je l’ai dit !
Nous croyons aux plaisirs de la tombe pour les croyants :
« Ceux dont les anges prendront l’âme alors qu’ils sont bons, leur disent : “ Paix sur vous ! Entrez au paradis pour ce que vous faisiez ”.
Nous croyons au châtiment de la tombe destiné aux injustes mécréants :
« … Si tu voyais les injustes lorsqu’ils seront dans les affres de la mort, et que les anges leur tendront les mains : “ Laissez sortir vos âmes. Aujourd’hui vous allez être récompensés par le châtiment de l’humiliation pour ce que vous disiez sur Allah, autre que la vérité, et parce que vous vous détourniez orgueilleusement de Ses enseignements ”.
Les hadiths traitant ce sujet sont nombreux et bien connus. Il est donc du devoir du croyant de croire à tout ce que le Livre et la Sunna ont révélé à propos des choses touchant l’invisible (al-Ghayb). Qu’il ne s’y oppose pas en les comparant avec ce qu’il voit dans ce bas monde, car les choses de l’autre vie ne peuvent être comparées à celles de la vie présente, étant donnée l’énorme différence qui existe entre les deux. Et qu’Allah nous aide !

La destinée

1- Définition du destin
2- Le destin n’est pas synonyme de fatalité
3- L’homme est-il contraint ou libre d’agir
4- Comment concilier destin et libre arbitre
5- Rapport entre la volonté humaine et la Volonté divi

1- Définition

La notion de destin est différemment perçue et définie par les théologiens. Pour les uns, le destin est limité aux événements résultant de causes indépendantes de la volonté humaine. Pour les autres, il s’étend à tous les événements y compris aux actes que l’homme accomplit selon sa propre volonté.
L’’Imam Ahmad ibn Hanbal en a donné une définition qui me semble pertinente : Le destin est, dit-il, « le pouvoir de Dieu, du fait qu’il procède de Sa puissance et sans doute de l’universalité de celle-ci ; il fait également partie du secret caché de Dieu que Lui Seul, Gloire à lui, le Très Haut connaît, écrit sur la table gardée, dans un Livre caché que nul hormis Dieu n’en a connaissance et nous ne pouvons connaître le destin que Dieu a décrété à Ses créatures qu’après sa survenance ou l’information authentique à son sujet. »
D’autres théologiens considèrent le destin comme un Attribut de Dieu « par lequel Il régit les choses selon Sa volonté et sa Science pour alors les faire exister au moment où Il l’a voulu ».
A priori, on peut dire que le destin est l’ensemble des phénomènes issus d’un système de causes et d’effets affectant l’homme et la nature et qui relèvent, avant qu’ils se produisent ou qu’ils se manifestent, de la seule connaissance de Dieu.
En effet, le Coran enseigne que le Savoir de Dieu embrasse toute chose et que tout ce qui se passe dans l’univers est écrit sur un Livre :
« Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé ; et cela est certes facile à Allah » s57 v22
« C’est Lui qui détient les clés du mystère que Lui seul connaît parfaitement. Il connaît ce qui est sur la terre et dans la mer. Nulle feuille ne tombe sans qu’Il le sache. Il n’y a pas un grain dans les ténèbres de la terre, ni rien de vert ou de desséché qui ne soit mentionné dans le Livre explicite » s6 v59
« Et Nous avons dénombré toute chose dans un Livre explicite » s36 v12
Il ressort de ces nobles versets que tout ce qui existe dans l’univers a déjà été déterminé depuis l’éternité par Allah, l’Omniscient selon un système de causes et d’effets. Par la suite, ce qui se passe dans le monde n’est que la matérialisation de la volonté divine par rapport à ce qui avait été prédéterminé.

Le destin n’est pas synonyme de fatalité
Une grossière confusion existe malheureusement entre la notion de destin et celle de fatalisme qui est en fait étrangère à l’islam et dont on accuse injustement celui-ci. Le terme fatalisme est un terme latin, formé sur la racine « fatum », qui désigne en latin le « destin ».
D’après l’encyclopédie française, le « fataliste » est celui qui croit à une nécessité fatale, c’est-à-dire exclusive de toute liberté et s’imposant irrémédiablement à l’homme. Alors que, bien avant l’islam, le fatalisme fut, par excellence, la doctrine stoïcienne : « Toutes choses ont lieu selon le destin ; ainsi parlent Chrysippe au traité du destin, Posidonius au deuxième livre du destin, Zénon et Boéthus au premier livre Du destin »
Ensuite, cette même doctrine s’est vue confirmée par la parole de Jésus Christ qui affirme : « Pas un passereau ne tombe à terre sans la volonté de mon père » Mt 10. 29
Les musulmans qui ont introduit le fatalisme dans l’Islam étaient sans doute influencés par ces doctrines et les philosophies Hindoues et persanes sur le fatalisme et le renoncement.
Les fatalistes disent si notre sort est fixé indépendamment de nos efforts et de notre activité, à quoi bon se donner de la peine. A l’instar de Cicéron qui a jugé inutile qu’un malade appelle un médecin pour le soigner étant donné que sa guérison ou sa non-guérison est déjà fixée par le destin. (Cicéron, Traité du destin, XIII)
Les Omayyades tuaient les musulmans et attribuaient leurs actes au commandement de Dieu. Leurs crimes trouvaient à l’époque des justifications dans les fatwas de savants ach’arites.
La doctrine fataliste a même servi d’alibi aux confréries soufis pour s’opposer à toute résistance au colonialisme qui était considéré comme un destin et qu’il serait inutile, voire un sacrilège de le combattre, car ce serait combattre la volonté de Dieu.
Ainsi, le fatalisme sert d’alibi à de nombreux méfaits, tels les actes immoraux qu’on attribue à la volonté de Dieu. L’homme, disent-ils, n’a aucun pouvoir propre, il est contraint par le destin et la volonté de Dieu et cette contrainte lui ôte toute responsabilité. « Si le destin est cause de mes actes, comment pourrais-je en être tenu pour responsable », prétend le fataliste. Ce n’est pas moi qui agis, dit-il, c’est Dieu. « Le coupable, ce n’est pas moi, mais Zeus et le destin, qui m’ont déterminé à agir ainsi »
Le Coran rapporte les propos des polythéistes qui se servent du même prétexte pour justifier leur idolâtrie et leurs péchés :
« Ceux qui ont associé diront : « Si Allah avait voulu, nous ne lui aurions pas donné des associés, nos ancêtres non plus et nous n’aurions rien déclaré interdit. » s6 v148
Un autre verset affirme :
« Et ils disent : « Si le Miséricordieux avait voulu, nous ne les aurions pas adorés ». Ils n’en ont aucune connaissance ; ils ne font que se livrer à des conjectures » s43 v20
D’autres encore tentent d’attribuer à Dieu la responsabilité de leurs turpitudes :
« Et Quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent : « C’est une coutume léguée par nos ancêtres et Dieu nous l’a ordonné. » Dis : « Allah ne commande point la turpitude. Dites-vous contre Allah ce que vous ne savez pas ? » s7 v 28
L’Islam est pourtant à l’opposé du fatalisme. A propos des soins, par exemple, le Prophète (PSL) a toujours recommandé aux musulmans de se soigner avec des médicaments.
Un homme dit à ce dernier : « J’ai vu les gens de Perse épouser leurs filles et leurs sœurs, quand on leur dit pourquoi faites-vous cela ? Ils disent : C’est le Décret et le Destin de Dieu, le prophète (PSL) lui répondit : « Il y aura dans ma communauté ceux qui diront la même parole, et ce sont les mages (majous) de cette communauté »
On a présenté un ivrogne au Calife Omar ibn al-Khattab qui ordonna de lui appliquer la peine : l’ivrogne dit : Par Allah, O Emir des croyants, c’est Dieu qui m’a prescrit cela ; le Calife dit : « appliquez-lui deux fois la peine, une fois pour avoir bu du vin, et une fois pour avoir forgé un mensonge contre Dieu »
Un homme demanda l’avis du Prophète s’il devait attacher sa chamelle ou s’en remettre à Dieu, le Prophète lui dit : « Attache-la et confie-toi à Dieu » Hadith rapporté par Tirmidhi

L’homme est-il contraint ou libre d’agir ?

Il ne peut y avoir de responsabilité sans liberté ; C’est absurde ; A partir du moment où l’homme doit rendre compte de ses actes, il doit jouir d’une totale liberté d’action. Le châtiment et la récompense n’auraient pas de sens si l’homme était contraint d’agir. Il ne sied pas à la justice divine de punir des hommes pour des actes qu’ils auraient accomplis malgré eux.
Le professeur Abû Al-Hassan An-Nadwï écrit in Rijâl al-Fikr wa ad-Da’wah (les hommes de pensée et de prédication) :
« La prédestination et le libre arbitre figurent parmi les questions les plus importantes et les plus difficiles qui ont occupé une grande part des livres de théologie. Les uns ont catégoriquement nié le libre arbitre et ont soutenu l’idée d’une prédestination pure. Ceux-ci ont été appelés, dans l’histoire des sectes et des doctrines, les fatalistes. A cette secte, Jalâl Ad-Dîn Ar-Rûmî répond de manière claire et raisonnée : « Si la prédestination était vraie, alors l’être humain n’aurait point reçu d’ordres et d’interdictions de la part de Dieu ; il n’aurait pas été tenu d’établir les lois et les jugements divins. A-t-on jamais entendu parler d’un homme qui commande à une pierre de faire ceci ou qui lui interdit de faire cela ? » » Puis il dit : « Tout le Coran n’est que commandements et prohibitions, promesses et menaces. Or nous n’avons jamais entendu un homme raisonnable commander au marbre de faire ceci ou interdire au fer de faire cela ».
En effet, le Coran regorge de versets relatifs à la réalité de la volonté humaine :
« Croira qui voudra et niera qui voudra » 18.29
« Pour celui d’entre vous qui veut suivre le chemin droit » 81.28
« Certains d’entre vous désirent le monde présent, certains d’entre vous désirent la vie future » 3.152
« Ceci est un Rappel ! Que celui qui le veut, prenne donc un chemin vers son Seigneur ! » s73 v19
« Si vous faites le bien, vous le faites à vous-mêmes ; et si vous faites le mal, vous le faites contre vous-mêmes » s17 v7
D’après ces versets, l’homme est libre de choisir la foi ou l’incroyance, la vie présente ou la vie future, la droiture ou l’égarement, la sincérité ou le mensonge, le bien ou le mal, Allah ne fait qu’entériner son choix et l’aider à le réaliser.
Dieu aide l’homme à concrétiser sa volonté et ses intentions qu’elles soient bonnes ou mauvaises. S’il veut faire le bien, Dieu lui facilite la tâche d’accomplir le bien et s’il veut faire le mal, Dieu ne l’empêche pas de le commettre. Car la vie est un champ d’épreuves où les actions humaines sont comptabilisées et récompensées.
Si les messages et les prophètes, les signes de l’existence de Dieu dans l’Univers et les créatures, ne suffisent pas à en convaincre l’homme, que reste-t-il encore à faire pour le convaincre ? Ceux qui persistent dans l’incroyance du fait de leur stupidité, de leur orgueil ou d’un mauvais usage de la raison, Dieu scelle leurs cœurs et leurs oreilles et met un voile sur leurs yeux de manière à les empêcher de voir, d’entendre et de saisir la vérité.
Puis, ces gens-là trouvent le moyen d’imputer à Dieu et au destin la responsabilité de leur incrédulité et de leur égarement. Comme si Dieu ne les avait créés que pour les contraindre à l’incroyance et les jeter en Enfer ! Alors qu’en réalité Dieu n’agrée nullement l’incroyance à Ses serviteurs, ni la turpitude, ni l’acte répréhensible ni la rébellion. Il est inconcevable que Dieu impose aux humains une pratique ou une attitude que lui-même déteste et interdit telles que l’incroyance, la perversité, la désobéissance, etc. Bien au contraire, Dieu exhorte les hommes à la foi, à la droiture, à la justice, à l’obéissance, à la bienfaisance. Le Coran dit :
« Si vous ne croyez pas, sachez qu’en vérité, Allah se suffit à lui-même et qu’Il n’a pas besoin de vous. Cependant, Il n’agrée pas l’incroyance de Ses serviteurs, mais votre reconnaissance Lui est agréable. Nul pécheur ne portera les péchés d’autrui. Votre retour se fera ensuite vers votre Seigneur. Il vous fera alors connaître ce que vous faisiez. Il connaît parfaitement le contenu des cœurs » s39 v7
« Oui, Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte. Peut-être réfléchirez-vous » s16 v90
« Mais Allah vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester l’incrédulité, la perversité et la désobéissance » s49 v7
Bien que ce dernier verset concerne les croyants, force est d’admettre que la porte de la foi est ouverte à tout le monde et que tout homme en quête de vérité, Dieu le met sur la voie de la vérité et lui fait aimer la foi à l’instar des croyants visés par ledit verset. C’est dire que la portée de celui-ci n’est pas limitée aux croyants. Elle s’étend à tous les humains, il suffit simplement de vouloir.

Comment concilier destin et libre arbitre

L’homme doit œuvrer pour sa réussite ici-bas et dans l’au-delà sans se préoccuper du destin. Celui-ci étant un phénomène très complexe que seul Dieu connaît.
Le prophète (psl) a déconseillé les musulmans de polémiquer sur ce sujet qui a causé, leur dit-il, la perte de ceux avant vous. Hadith rapporté par Tirmidhi et Ibn Mâja
Les pieux prédécesseurs nous ont légué cette maxime :
« Oeuvre pour ta vie présente comme si tu vivais éternellement et oeuvre pour ta vie future comme si tu allais mourir demain »
Le destin est un ensemble de phénomènes dont la nature, le mécanisme, les conditions d’apparition ou de survenance ne sont connus que de Dieu seul. Le destin, c’est l’existence même, c’est le futur par rapport à l’homme et c’est l’actualité par rapport à Dieu !
La Science et la Volonté de Dieu précédant toute chose. La question de conciliation du destin avec la liberté humaine trouve sa réponse dans le fait que Dieu a une parfaite connaissance des événements qui affectent les individus et les sociétés de toute espèce dans leurs moindres détails. Cette connaissance antérieure des événements ou si l’on veut cette prescience ne constitue point un obstacle à l’exercice du libre arbitre ; elle n’empêche nullement les hommes d’agir selon leur volonté. Car toutes les activités humaines, les événements et les conséquences qui en résultent qu’on appelle destin ne sont que la manifestation d’une partie de ce système de causalité fonctionnant dans la sphère de la Volonté et de la Prescience divine.
C’est bien là le sens des versets ci-après :
« Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé ; et cela est certes facile à Allah » s57 v22
« Vous ne saurez vouloir que si Allah veut, Lui, le Seigneur des mondes » s81 v29 ; s76 v30
Par ailleurs, les déterministes s’appuient sur ces versets et les versets suivants pour dire que l’homme n’est pas libre dans ses actes :
« Allah vous a créés vous et vos actions » s37 v6
« Celui que Dieu veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s’il s’efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas » s6 v125
« Mais Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut » s35 v8 ; s14 v4 ; s16 v93
Il est bien connu que l’école ash’arite, réputée pour ses thèses déterministes, a exagéré l’emprise du destin sur l’homme ôtant à celui-ci tout pouvoir et toute liberté d’action, affirmant que l’homme n’a ni capacité ni choix, il est dirigé comme un robot, n’ayant nullement le choix de ses actes. Elle s’appuie sur le sens littéral de certains versets du Coran, considérant toute action comme l’effet direct et immédiat de la volonté divine.
A cette école, s’oppose l’école mou’tazilite qui semble avoir exagéré, quant à elle, le pouvoir et le choix de l’homme à telle enseigne qu’elle a dénié à Dieu toute intervention ou choix dans les actions humaines, prétendant que l’homme est totalement libre et qu’il est le créateur de ses actes lesquels ne sont connus de Dieu qu’après leur réalisation.
Les mou’tazilites invoquent à l’appui de leurs thèses la justice divine. Ils soutiennent que la responsabilité des hommes implique qu’ils soient les créateurs de leurs actes sinon Dieu serait injuste car il a créé en eux la désobéissance, le péché et Il les a châtiés pour cela. Ils tirent argument des versets coraniques suivants :
« Malheur à ceux qui écrivent le livre de leurs mains, et qui disent ensuite, pour en retirer un vil profit : « Ceci vient de Dieu ! » Malheur à eux ! à cause de ce que leurs mains ont écrit. Malheur à eux ! à cause de ce qu’ils ont fait » s2 v79
« Il en est ainsi, parce que Dieu ne change pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que ce peuple change ce qui est en lui » s8 v53
« Son âme l’incita à tuer son frère ; il le tua donc et se trouva alors au nombre des perdants » s5 v30
« Tout homme est tenu pour responsable de ce qu’il a accompli » s52 v21
« Tout homme, ce jour-là, sera rétribué pour ce qu’il aura accompli » s40 v17 ; s45 v22
« Allah ne change point la situation d’un peuple tant que celui-ci ne change pas ce qui est en lui » s13 v11
« Celui qui se présentera avec une bonne action recevra en récompense dix fois autant ; et celui qui se présentera avec une mauvaise action ne sera rétribué que par son équivalent. Personne ne sera lésé » s6 v160
« Qu’est-ce qui vous a précipités dans Saqar ? » Ils diront « Nous n’étions pas au nombre de ceux qui prient ; nous ne nourrissions pas le pauvre ; nous discutions vainement avec les amateurs des disputes ; Nous traitions de mensonge le Jour du Jugement jusqu’au moment où la certitude s’est imposée à nous » s74 v42-47
Les mou’tazilites disent que Dieu guide celui qui veut être guidé et abandonne à l’égarement celui qui s’égare. Le verbe vouloir figurant dans les versets concernant la guidance et l’égarement (al-hidaya wa addalal), pour les mou’tazilites ce verbe se rapporte à l’homme et non pas à Dieu.
Comme c’est le cas du verset suivant, selon lequel Dieu guide celui qui se repent :
« Dis : « En vérité, Allah égare qui Il veut ; et Il guide vers Lui celui qui se repent » s13 v27
Ils citent l’exemple des enfants d’Israël qui furent la cause de leur propre déviation et malédiction :
« Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs » 61.5
« Et puis, à cause de leur violation de l’engagement, Nous les avons maudits et endurci leurs cœurs : ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé » s5 v13
Tout cela prouve, affirment les mou’tazilites, que l’homme seul forge et crée ses actions.
L’école de Ahl Assunna wal Jamaa a emprunté une voie médiane basée à la fois sur la révélation et sur la raison. Elle suggère que tout ce que les hommes font se situe dans le cadre de la Volonté et de la Prescience divine. Notre libre arbitre, disent-ils, s’exerce dans les limites de l’Ordre établi par Dieu et en parfaite harmonie avec la Volonté de Dieu qui prime celle de l’homme.
Cheikh al-Islam Ibn Taimiyya définit ainsi qu’il suit la doctrine de Ahl Assunna Wal Jamaa sur le destin, à savoir que « Dieu est le Créateur, le Seigneur et le Souverain de toute chose et cela englobe toutes les espèces existant par elles-mêmes ou par leurs attributs y compris les actions humaines et autres. Ce qu’Il veut, Gloire à Lui, est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas. Rien ne se trouve dans l’existence sans Sa volonté et Son pouvoir, rien ne Lui est impossible, Il est Omnipotent et Il est Capable de faire tout ce qu’Il veut. Il connaît, Gloire à Lui, ce qui était, ce qui sera, ce qui ne sera pas et comment ce serait si c’était et cela englobe toutes les actions humaines et autres. Allah a prédéterminé le destin de Ses créatures avant qu’Il les crée : Il a déterminé leurs termes, leurs richesses et leurs actions et a écrit tout cela et a écrit leur devenir heureux et malheureux, ils ( Ahl Assunna wal Jamaa) croient qu’Il a créé toute chose et qu’Il est Capable de tout faire et que tout existe selon Sa volonté, que Sa science précède toute chose, qu’Il a prédéterminé et écrit toute chose avant sa création… »
D’après ladite école, les actions créées par Dieu dans l’univers se divisent en deux parties :
La première partie concerne les faits relevant des lois de la nature où l’homme n’a pas le choix comme la pluie, le vent, la germination, ces choses relèvent de la seule volonté et des seuls attributs de Dieu.
La deuxième partie est composée des actions dépendant de la seule volonté humaine car Dieu a laissé aux hommes le choix en cela.
L’homme a la capacité de repousser des destins liés à son libre choix et qui entraînent châtiment et récompense : ainsi la prière, le jeune, on peut les accomplir comme on peut ne pas les accomplir, l’obéissance aux parents ; l’homme peut s’abstenir de forniquer et de voler, il peut faire le bien. Ainsi, il peut repousser un destin avec un autre, exemple la faim, il mange pour l’assouvir, la maladie il se soigne, l’incroyance, il peut la repousser par la foi ; l’ignorance par l’instruction et la recherche du savoir, sur ce point l’homme a le pouvoir d’agir ou de s’abstenir.
Dieu a montré que l’homme est la cause de son propre égarement. L’homme ne connaît pas son destin, il ne sait pas ce que Dieu avait écrit à son sujet en bien ou en mal jusqu’à ce que son destin se concrétise. Comment se fait-il qu’il emprunte le chemin de l’égarement puis il proteste que Dieu lui ait voulu cela ?
Dieu a déterminé à l’avance la richesse de chacun, mas il n’empêche que l’homme doit faire des efforts pour acquérir cette richesse, ce n’est pas en croisant les bras qu’il obtienne cette richesse. Pas plus qu’il ne l’obtienne en perpétrant des forfaits.
On ne peut se prévaloir du destin pour commettre des péchés, comme les associateurs qui disent : ‘‘Si Dieu avait voulu nous ne Lui aurions pas donné des associés’’.
Il en est ainsi parce que l’homme n’a pas connaissance de la Science de Dieu et il n’a jamais appris que tel ou tel acte lui a été destiné ? Le Destin relève du mystère que seul Dieu connaît. On ne peut dire que Dieu a écrit que je vole, alors je vais exécuter son destin. La personne qui parle ainsi, a-t-elle pris connaissance des Tables gardées et lu ce qu’elles contiennent ? La réponse est naturellement NON.
D’aucuns estiment que les versets du Coran relatifs au destin et au libre arbitre se contredisent. Ils citent comme exemple les versets suivants :
« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis » s42 v30 et « rien ne nous atteindra en dehors de ce qu’Allah a prescrit pour nous » s9 v51
En effet, il n’y a pas de contradictions entre ces versets : Allah nous a montré que ce qui nous a atteints est de notre faute, à cause de nos actes et Il nous a montré que ce qui arrive est conforme à Son Décret et à Sa Prédestination. Sa prescience et sa prédétermination des faits a précédé toute chose, mais Allah Gloire à Lui, a lié et conditionné tout ce qui nous arrive comme malheur à des causes propres à nous, même si ces événements sont déjà écrits et prédéterminés. A partir du moment où nous avons la volonté, le choix de nos actes, la liberté d’agir, tout ce qui nous arrive c’est la conséquence de nos actions, bonnes ou mauvaises. Dieu a dit : « Quel que soit le malheur qui vous atteint, il est la conséquence de ce que vous avez fait. Mais Dieu efface un grand nombre de vos péchés » s42 v30
Il n’y a pas de contradiction entre le destin et l’action, le destin est une question de prescience, de connaissance préexistante, et les actions comme la fornication, le vol, le meurtre, les injustices à l’égard de la création et des créatures, sont les nôtres et nous en sommes comptables car nous en avons le libre choix et le plein pouvoir. Dieu en a la preuve décisive. Le fait que nos actions et les conséquences qui en découlent soient connues d’avance par Dieu ne saurait justifier nos fautes ni nous servir d’excuses ou de prétexte à notre désobéissance.
Nous sommes responsables de nos actions, de nos fautes et de nos défaillances, à moins que Dieu veuille nous les pardonner.
Nous devons certes croire à la prédestination, mais cette croyance ne doit pas nous conduire à la paresse, à la résignation et à l’incurie. Il nous appartient d’agir en conformité avec les prescriptions d’Allah et de Son messager et donc ignorer ce qui nous a été prédestiné. N’ayant aucune connaissance du futur, nous devons agir selon nos possibilités et nos moyens et oublier la notion de destin qui devient de plus en plus nuisible et qui a acquis une connotation totalement opposée à l’Islam.

Rapport entre la volonté humaine et la Volonté divine

La volonté de l’homme se situe dans la sphère de la volonté de Dieu. Allah a doté l’homme d’une volonté qui s’exerce dans les limites de ses capacités intellectuelles. Elle est incapable d’aller au-delà de ces limites. Et à l’intérieur de ces limites, la volonté de Dieu existe avant que naisse la volonté de l’homme. D’où l’expression ‘‘ vous ne voulez que si Dieu veut’’ qui semble moins exprimer une décision arbitraire de la part de Dieu que le caractère essentiellement primordial de Sa volonté. Elle signifie seulement que la volonté de Dieu préexiste à la volonté de l’homme physiquement et intellectuellement limitée.
A la question de savoir comment fonctionnent cette volonté et ce choix par rapport à la volonté de Dieu qui les précèdent ? La réponse est dans les versets coraniques ci-après :
« Pour celui d’entre vous qui veut suivre le chemin droit. Mais vous ne pouvez vouloir que si Allah veut, Lui, le Seigneur de l’Univers » s81 v28, 29
« Quiconque veut, qu’il se le rappelle. Mais ils ne se rappelleront que si Allah veut » s74 v 55, 56
« Quiconque désire la vie immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons à qui Nous voulons » s17 v18
« Quiconque désire le labour de la vie future, Nous augmenterons son labour. Et quiconque désire le labour de la vie présente, Nous lui en accorderons quelques jouissances mais il n’aura aucune part dans la vie future » s42 v20
Il ressort de ces versets que tout dépend au final de la volonté de Dieu. L’homme est libre de choisir et de vouloir mais ce choix et cette volonté ne se réalisent que selon la Volonté de Dieu. C’est Lui qui gère l’Univers, la Vie et les affaires de Ses créatures. Tout ce qui émane de Ses créatures et tout ce qui leur arrive participe d’un destin et d’une Volonté prédéterminés par Dieu. Les actions, les âges, la vie et la mort, la nourriture, les guerres, les changements et les chutes de régimes et de gouvernants, ne sont que l’accomplissement de la Volonté de Dieu
« Dis : O Dieu ! Maître de l’Autorité absolue : Tu donnes l’autorité à qui tu veux et tu enlèves l’autorité à qui tu veux. Tu donnes la puissance à qui Tu veux et Tu humilies qui tu veux. Le bonheur est dans Ta main et Tu es Omnipotent » s3 v26
Ainsi, il apparaît clairement que la Volonté de Dieu, Gloire à Lui, ne peut être outrepassée par les créatures. « Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : « Sois », et c’est » s36 v82
Nul doute que l’homme est doté d’une volonté propre, mais une volonté subordonnée et consécutive à la Volonté divine.
A l’instar de toutes les autres facultés humaines, la volonté de l’homme se caractérise par sa relativité. Elle a été créée par Allah, elle reste ainsi dépendante, dans l’absolu, de la volonté divine. C’est exactement ce qu’Allah affirme dans le Coran « Vous ne saurez vouloir que si Allah veut ». Il en résulte que les actions humaines, quelle que soit leur nature, ne peuvent en aucun cas s’accomplir en dehors de la volonté divine et donc de la prédestination.
Par conséquent, on peut en conclure que l’Univers et tout ce qu’il contient n’existe que par la Volonté, l’Omniscience et la Puissance divines.

Les 40 Rabanas

1. Seigneur,
accepte notre œuvre. Toi qui entends et sais tout! (Coran
2.127)

Rabbana taqabbal minna innaka anta s-sami`ul-l-`alim

 

2. Seigneur,
fais que nous soyons soumis à Ta volonté, fais que notre postérité soit un
peuple résigné à Ta volonté, enseigne-nous les rites sacrés, et accepte notre
repentir, car Tu aimes à agréer la pénitence et Tu es Miséricordieux ! (Coran
2.128)

Rabbana wa j`alna muslimayni laka wa min dhurriyyatina ummatan muslimatan
l-laka wa arina manasikana wa tub `alayna innaka anta t-tawwabu r-rahim

 

3. Seigneur,
donne-nous une belle part dans ce monde et une belle part dans l’Autre, et
préserve-nous du châtiment du feu! (Coran 2.201)

Rabbana atina fi d-dunya hassana, wa fî-l-akhirati hassanatan w-waqina
`adhaba n-nar

 

4. Seigneur,
arme-nous de patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple
infidèle ! (Coran 2.250)

Rabbana afrigh `alayna sabran wa thabbit aqdamana wa n-surna `ala l-qawmi
l-kafirin

 

5. Seigneur,
ne nous punis pas pour des fautes commises par oubli ou par erreur ! (Coran
2.286)

Rabbana la tu-akhidhna in nasina aw akhta-na

 

6. Seigneur,
ne nous impose pas le fardeau que Tu avais imposé à ceux qui ont vécu avant
nous ! (Coran 2.286)

Rabbana wa la tahmil `alayna isran kama hamaltahu `ala l-ladhina min
qablina

 

7. Seigneur,
ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons supporter. Efface nos pêchés,
pardonne les nous, aie pitié de nous ! Tu es notre Maître ! Donne-nous la
victoire sur les infidèles ! (Coran 2.286)

Rabbana wa la tuhammilna ma la taqata lana bihi wa`fu `anna wa ghfir lana
wa rhamna. Anta mawlana fa-nsurna `ala l-qawmi l-kafirin

 

8. Seigneur
! ne fais pas dévier nos coeurs après que tu nous as guidés ! Accorde-nous Ta
miséricorde, car Tu es le Dispensateur Suprême. (Coran 3.8)

Rabbana la tuzigh qulubana ba`da idh hadaytana wa hab lana min ladunka
rahmatan innaka anta l-wahhab

 

9. Seigneur
! Tu rassembleras le genre humain dans un jour au sujet duquel il n’y a point
de doute ! Certes, Allah ne manque point à Ses promesses ! (Coran 3.9)

Rabbana innaka jami`u n-nasi li-yawmin l-la rayba fîhi inna l-laha la
yukhlifu-l-mi`ad

 

10.
Seigneur, nous avons cru ; pardonne-nous nos péchés et préserve-nous du
châtiment feu ! (Coran 3.16)

Rabbana innana amanna fa-ghfir lana dhunubana wa qina `adhaba n-nar

 

11.
Seigneur, nous croyons à ce que Tu as révêlé, et nous suivons le Prophète !
Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent ! (Coran 3.53)

Rabbana amanna bi-ma anzalta wa t-taba`na r-rasula fa-ktubna ma`a shahidin

 

12.
Seigneur, pardonne-nous nos péchés et nos excès. Affermis nos pas et
accorde-nous la victoire sur les infidèles ! (Coran 3.147)

Rabbana ghfir lana dhunubana wa israfana fî amrina wa thabbit aqdamana wa
nsurna `ala-l-qawmi-l-kafirin

 

13.
Seigneur, Tu n’as pas créé tout cela en vain (l’univers) ! Gloire à Toi !
Préserve-nous du châtiment du Feu ! (Coran 3.191)

Rabbana ma khalaqta hadha batilan subhanaka fa-qina `adhaba n-nar

 

14.
Seigneur, celui que Tu précipites en enfer tombe dans l’ignominie, les pervers
ne pourront compter sur aucun secours! (Coran 3.192)

Rabbana innaka man tudkhili n-nara fa-qad akhzaytahu wa ma li-z-zalimina
min ansar

 

15.
Seigneur, nous avons entendu l’homme qui appelait ; il nous appelait à la Foi,
il criait: «Croyez en Dieu», et nous avons cru ! (Coran 3.193)

Rabbana innana sami`na munadiyan y-yunadi li-l-imani an aminu birabbikum
fa-amanna

 

16.
Seigneur, pardonne-nous nos fautes, efface nos péchés, et fais que nous
mourions avec les gens charitables (Coran 3.193)

Rabbana fa-ghfir lana dhunubana wa kaffir `anna sayyi-atina wa tawaffana
ma`a l-abrar

 

17.
Seigneur, donne-nous ce que Tu as promis par l’intermédiaire de Tes Messagers !
Fais que nous ne soyons pas humiliés au jour de la résurrection, Toi qui ne
manques jamais à Tes promesses ! (Coran 3.194)

Rabbana wa atina ma wa`adtana `ala rusulika wa la tukhzina yawma
l-qiyamati, innaka la tukhlifu-l-mi`ad

 

18.
Seigneur, nous croyons ! Inscris-nous au nombre de ceux qui témoignent ! (Coran
5.83)

Rabbana amanna fa-ktubna ma`a sh-shahidin

 

19.
Seigneur, fais-nous descendre une table du ciel ; qu’elle soit un festin pour
le premier et le dernier d’entre nous, et un signe de Ta puissance !
Nourris-nous, car Tu es le meilleur Nourrisseur ! (Coran 5.114)

Rabbana anzil `alayna ma-idatan mina s-sama-i takunu lana `idan li-awwalina
wa akhirina wa ayatan m-minka wa rzuqna wa anta khayru r-raziqin

 

20. Ô notre
Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas
et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des
perdants. (Coran 7.23)

Rabbana dalamna anfusana wa in l-lam taghfir lana wa tarhamna la-nakunanna
mina-l-khasirin

 

21.
Seigneur, ne nous place pas avec les injustes ! (Coran 7.47)

Rabbana la taj`alna ma`a l-qawmi dalimin

 

22.
Seigneur, tranche entre nous et notre peuple. Tu es le meilleur des arbitres !
(Coran 7.89)

Rabbana ftah baynana wa bayna qawmina bi l-haqqi wa anta khayru l-fatihin

 

23.
Seigneur, Déverse sur nous l’endurance et fais nous mourir entièrement soumis !
(Coran 7.126)

Rabbana afrigh `alayna sabran wa tawaffana muslimin

 

24.
Seigneur, ne fais pas de nous une cible pour les persécutions des injustes !
Par Ta miséricorde, protège-nous des infidèles ! (Coran 10.85)

Rabbana la taj`alna fitnatan li l-qawmi z-zalimina wa najjina bi rahmatika
mina l-qawmi l-kafirin

 

25.
Seigneur, Tu sais ce que nous dissimulons et ce que nous montrons ! Pour Dieu,
il y a rien de caché dans les Cieux et sur la Terre ! (Coran 14.38)

Rabbana innaka ta`lamu ma nukhfî wa ma nu`linu wa ma yakhfa `alal-lahi min
shay-in fi l-ardi wa la fî s-sama

 

26. O mon
Seigneur ! Fais que j’accomplisse assidûment la Salat ainsi qu’une partie de ma
descendance; exauce ma prière, ô notre Seigneur (Coran 14.40)

Rabbi jahalni muqima ssalati wa min durriyyati, Rabbana wa taqabbal du`a

 

27.
Seigneur, pardonne-moi, ainsi qu’à mes parents (père et mère) et aux croyants,
au jour du Jugement ! (Coran 14.41)

Rabbana ghfir li wa li-walidayya wa li-l-mu-minina yawma yaqumu l-hisab

 

28.
Seigneur, accorde-nous Ta miséricorde et assure-nous la droiture de notre
conduite. (Coran 18.10)

Rabbana atina min l-ladunka rahmatan wa hayyi lana min amrina rashada

 

29.
Seigneur, nous craignons qu’il n’use de violence envers nous, ou qu’il ne
commette des impiétés ! (Coran 20.45)

Rabbana innana nakhafu ay yafruta `alayna aw ay yatgha

 

30. Notre
Seigneur est Celui qui a donné à chaque chose sa forme, puis Il l’a guidée ! (Coran 20.50)

Rabbuna l-ladhi a`ta kulla shay-in khalqahu thumma hada

 

31.
Seigneur, nous croyons en Toi, pardonne nous, fais-nous miséricorde, Tu es le
plus miséricordieux ! (Coran 23.109)

Rabbana amanna fa-ghfir lana wa rhamna wa anta khayru r-rahimin

 

32.
Seigneur, éloigne-nous du supplice de l’enfer, qui est vraiment le plus atroce
des supplices, ainsi qu’un mauvais lieu pour y séjourner et pour s’y arrêter ! (Coran 25.65)

Rabbana srif `anna `adhaba jahannama inna `adhabaha kana gharaman inaha
sa-at mustaqarran wa muqama

 

33.
Seigneur, fait que la vue de nos épouses et de nos enfants nous remplit de joie
! Et fais que nous marchions à la tête des pieux ! (Coran 25.74)

Rabbana hab lana min azwajina wa dhurriyyatina qurrata a`yunin wa j`alna li
l-muttaqina imama

 

34. Notre
Seigneur est indulgent et reconnaissant ! (Coran 35.34)

Rabbana la-ghafurun shakur

 

35. Seigneur,
Tu embrasses tout de Ta miséricorde et de Ta science, pardonne à ceux qui se
repentent et suivent Ton sentier ! Préserve-les du supplice de l’enfer ! (Coran
40.7)

Rabbana wasi`ta kulla shay-in r-rahmatan wa `ilman fa-ghfir li ladhina tabu
wa t-taba`u sabilaka wa qihim `adhaba l-jahim

 

36.
Seigneur, introduis-les dans les jardins d’Éden que Tu leur as promis, ainsi
que leurs parents, leurs épouses et leurs enfants vertueux ! Tu es le Puissant,
le, Sage ! Préserve-les du mal ! Tu auras pitié de celui qui se gardera des
mauvaises actions, et c’est un bonheur immense ! (Coran 40.8-9)

Rabbana wa adkhilhum jannati `adnin al-lati wa`adttahum wa man salaha min
aba-ihim wa azwajihim wa dhurriyyatihim innaka anta l-`azizu l-hakimu, wa
qihimu sayyi-ati wa man taqi sayyi-ati yawma idhin fa-qad rahimtah wa dhalika
huwa l-fawzu l-`azim

 

37.
Seigneur, pardonne-nous et pardonne à nos frères qui nous ont devancés dans la
Foi, et ne mets point dans nos cœurs de rancune contre ceux qui croient!
Seigneur, Tu es compatissant et miséricordieux! (Coran 59.10)

Rabbana ghfir lana wa li ikhwanina l-ladhina sabaquna bi-l-imani wa la
taj`al fî qulubina ghillan lil-ladhina amanu rabbana innaka ra-ufun r-rahim

 

38.
Seigneur, nous mettons notre confiance en Toi, nous revenons à Toi. C’est à Toi
que tout aboutit ! (Coran 60.4)

Rabbana `alayka tawakkalna wa ilayka anabna wa ilayka l-massir

 

39.
Seigneur, ne nous induis pas en tentation pour ceux qui ne croient pas !
Pardonne-nous, Tu es puissant et sage ! (Coran 60.5)

Rabbana la taj`alna fitnatan lil ladhina kafaru wa ghfir lana rabbana
innaka anta l-`azizu l-hakim

 

40.
Seigneur, rends parfaite notre lumière, et pardonne-nous ! Tu es Tout-Puissant
! (Coran 66.8)

Rabbana atmim lana nurana wa ghfir lana innaka `ala kulli shay-in qadir

Ryad Salihin "Le Jardin des vertueux"

250 – Le livre des invocations Dieu le Très-Haut a dit: 1. Chapitre 40 – verset 60: «Votre Seigneur a dit: «Invoquez-Moi et Je répondrai à votre appel». 2. Chapitre 7 – verset 55: «Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement, et avec discrétion. Il n’aime pas les transgresseurs». 3. Chapitre 2 – verset 186: «Quand Mes esclaves t’interrogent sur Moi, Je suis proche, répondant à l’appel de qui appelle quand il M’appelle». 4. Chapitre 27 – verset 62: «Est-ce Celui qui répond à l’appel de celui qui est acculé par les peines, qui dissipe le mal». 1465. Selon Annou’màn Ibn Bashir , le Prophète a dit: «L’invocation est l’adoration même». (Abou Dawùd et Attirmdhi) 1466. Selon ‘Àisha , le Messager de Dieu aimait de préférence les invocations concises et pleines de sens et s’abstenait des autres formules d’invocation. (Abou Dawùd) 1467. Anas rapporte: «La plupart des invocations du Prophète consistaient à dire: «Seigneur Dieu! Donne-nous dans ce monde une bonne chose et dans l’autre une bonne chose et préserve-nous des tourments de l’Enfer». (ura) 1468. Selon Ibn Mas’ûd , le Prophète disait: «Seigneur Dieu! Je Te demande la bonne direction, la piété, la chasteté et d’être au-dessus du besoin». (Mouslim) 1469. Târeq Ibn Ashyam rapporte: «Quand quelqu’un embrassait l’Islam, le Prophète lui enseignait la prière puis lui ordonnait de répéter cette invocation: «Seigneur Dieu! Absous-moi, donne-moi Ta miséricorde, mets-moi sur le droit chemin, assure-moi une bonne santé et procure-moi ma subsistance», (Mouslim) 1470. Selon ‘Abdullàh Ibn ‘Amr Ibn Al ‘As , le Messager de Dieu a dit: «Seigneur Dieu! Toi qui fais passer les cœurs d’un état à un autre, établis fermement nos cœurs dans Ton obéissance». (Mouslim) 1471. Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit: «Demandez à Dieu de vous protéger de toute épreuve qui vous écrase, de tout mauvais destin qui vous frappe et de tout malheur dont se réjouissent vos ennemis». (ura) 1472. Selon lui encore, le Messager de Dieu disait: «Seigneur Dieu! Améliore-moi ma religion qui est ma protection contre toute erreur. Améliore-moi ma vie ici-bas où se trouve ma subsistance. Améliore-moi ma vie future où je dois absolument retourner. Fais pour moi de la vie une source d’augmentation de tout bien, et fais pour moi de la mort une délivrance de tout mal». (Mouslim) 1473. ‘Ali rapporte: «Le Messager de Dieu m’a recommandé de dire; «Seigneur Dieu! Mets-moi sur le droit chemin et sur la voie de la raison». (Mouslim) 1474. Anas rapporte: «Le Messager de Dieu disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre l’incapacité, la paresse, la couardise, la vieillesse extrême et l’avarice. Je me mets sous Ta protection contre les tourments de la tombe. Je me mets sous Ta protection contre les tentations de la vie et de la mort». Dans une autre version il ajoute: «Contre le poids écrasant des dettes et contre la domination des hommes». (Mouslim) 1475. Abou Bakr Assiddiq dit une fois au Messager de Dieu : «Apprends-moi une invocation que je prononce dans ma prière». Il lui dit: «Dis: «Seigneur Dieu! Je me suis fait à moi-même beaucoup de tort. Or nul autre que Toi n’absout des péchés. Absous-moi par une absolution de Ta part. Sois miséricordieux avec moi. C’est Toi, par excellence, L’Absoluteur et Le Miséricordieux». (ura) 1476. Selon Abou Musa , le Prophète disait cette invocation : «Seigneur Dieu! Absous-moi de ma faute et de mes actes insensés – de ma prodigalité dans ma conduite – de tout de que Tu sais mieux que moi. Seigneur Dieu ! Absous-moi de mon sérieux et de ma plaisanterie de ce que j’ai fait par erreur ou en connaissance de cause, et tout cela se trouve en moi. Seigneur Dieu! Absous-moi de mes péchés passés et à venir – de ce que j’ai caché et de ce que j’ai fait au grand jour, de tout ce que Tu sais mieux que moi. C’est Toi qui fais avancer et reculer et Tu es capable de toute chose». (ura) 1477. Selon ‘Àisha , le Prophète disait dans ses invocations : «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre le mal de ce que j’ai fait et contre le mal de ce que je n’ai pas fait». (Mouslim) 1478. Ibn ‘Omar rapporte: «Parmi les invocations du Messager de Dieu , il y avait ceci: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la disparition de Tes bienfaits — contre la détérioration de ce que Tu m’as donné comme santé – contre l’arrivée à l’improviste de Ta punition et contre toutes les manifestations de Ta colère». (Mouslim) 1479. Selon Zeyd Ibn Arqam , le Messager de Dieu disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre l’incapacité, contre la paresse, contre l’avarice, contre la vieillesse avancée et contre les tourments de la tombe. Seigneur Dieu! Donne à mon âme sa piété et bénis-la, car c’est Toi qui l’as le mieux bénie. C’est Toi son patron protecteur et son maître. Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre une science qui ne fait aucun bien – contre un cœur qui ne se soumet pas à Toi en toute humilité – contre une âme qui n’est jamais satisfaite et contre une invocation qui n’est pas exaucée». (Mouslim) 1480. Selon Ibn ‘Abbàs , le Messager de Dieu disait: «Seigneur Dieu! Je me suis entièrement soumis à Toi. J’ai cru en Toi. Je m’en suis remis en tout à Toi. C’est à Toi que je reviens en toute chose. C’est en Ton Nom que j’ai déclaré la guerre à Tes ennemis et c’est conformément à Ta loi que j’ai jugé . Absous-moi de mes péchés passés et futurs, de ceux que j’ai cachés et de ceux que j’ai commis en plein jour. C’est Toi qui fais avancer et qui fais reculer. Nul dieu autre que Toi». Certains ajoutent: «II n’est de force ni de puissance que par Dieu».(ura) 1481. Selon ‘Àisha , le Prophète invoquait Dieu ainsi: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la tentation du Feu – contre les tourments du Feu et contre le mal de la richesse et de la pauvreté». 1482. Selon Ziyâd Ibn ‘ilàqa, le Prophète disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre tout ce qu’on réprouve dans les traits de caractère, dans les actes et dans les penchants». (Attirmidhi) 1483. Shakai Ibn Houmeyd rapporte: «J’ai dit une fois: «O Messager fie Dieu! Apprends-moi une invocation». Il me dit: «Dis: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre le mal de mon ouïe, contre le mal de ma vue, contre le mal de ma langue, contre le mal de mon cœur et contre le mal de mon sperme».(Abou Dawùd) 1484. Selon Anas , le Prophète disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la lèpre, la folie, la lèpre léonine et les mauvaises maladies». (Abou Dawùd) 1485. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu disait: «Seigneur Dieu! Je me mets sous Ta protection contre la faim car c’est un mauvais compagnon de lit et contre la trahison car c’est un vilain défaut». (Abou Dawùd) 1486. On rapporte qu’un esclave qui avait signé un contrat avec son maître pour qu’il le libère contre le paiement d’une somme convenue vint dire à "Ali : «Je me trouve incapable de payer la somme convenue pour ma libération. Aide-moi donc à la payer». Il lui dit: «Veux-tu que je t’apprenne des paroles que m’a enseignées le Messager de Dieu et, qu’une fois que tu les auras prononcées, Dieu t’acquittera de ta dette même si elle a le volume d’une montagne? Dis: «Seigneur Dieu! Donne-moi de Tes biens licites de quoi m’éviter de rechercher Tes interdits et puisse Ta générosité me dispenser de recourir à tout autre que Toi».(Attirmidhi) 1487. ‘Tmràn Ibn Al Housayn dit que le Prophète enseigna à son père Al Housayn deux paroles servant d’invocation: «Seigneur Dieu! Inspire-moi ma pleine raison et protège-moi de mon propre mal». (Attirmidhi) 1488. Al ‘Abbàs rapporte: «J’ai dit une fois: «O Messager de Dieu ! Apprends-moi quelque chose que je demande à Dieu exalté». Il dit: «Demandez à Dieu la santé et la sécurité». Je suis resté quelques jours et je vins lui dire de nouveau: «O Messager de Dieu! Apprends-moi quelque chose que je demandée Dieu exalté». Il dit: «O ‘Abbàs! 0 oncle du Messager de Dieu! Demandez à Dieu la santé et la sécurité dans ce monde et dans l’autre». (Attirmidhi) 1489. Shahr Ibn Hawshab rapporte: «J’ai dit à Oum Salama : «O mère des Croyants! Quelles étaient les invocations les plus fréquentes que disait chez toi le Messager de Dieu ?» Elle dit: «La plupart de ses invocations étaient comme suit: «O Toi qui fais retourner les cœurs, établis fortement mon cœur dans Ta religion». (Attirmidhi) 1490. Abou Dardà rapporte: «Le Messager de Dieu a dit: «Parmi les invocations de David il y avait ceci: «Seigneur Dieu! Je Te demande Ton amour, l’amour de ceux qui T’aiment et l’œuvre qui me fait mériter Ton amour. Seigneur Dieu! Fais que ton amour me soit plus cher que ma propre personne, que ma famille et que l’eau fraîche». (Attirmidhi) 1491. Selon Anas , le Messager de Dieu a dit: «Invoquez beaucoup Le Digne de respect et d’honneur». (Attirmidhi) 1492. Selon Abou Oumàma , le Messager de Dieu fit une longue invocation dont nous n’avons rien pu retenir. Nous dîmes: «O Messager de Dieu! Tu viens de faire une longue invocation dont nous n’avons pu rien retenir». Il dit: «Voulez-vous que je vous indique le résumé de tout cela? Dites: «Seigneur Dieu! Je Te demande une partie du meilleur que T’a demandé Ton Prophète Mohammad et nous nous mettons sous Ta protection contre le plus grand mal contre lequel Ton Prophète Mohammad T’a demandé Ta protection. C’est de Toi seul qu’on demande aide. C’est Toi qui assures tout ce qui suffit pour parvenir aux biens de ce monde et de l’autre. Il n’est de force ni de puissance que par Dieu».(Attirmidhi) 1493. Selon Ibn Mas’ùd , parmi les invocations du messager de Dieu il y avait ceci: «Seigneur Dieu! Je Te demande tout ce qui me donne droit à Ta miséricorde et tout ce qui m’assure Ton absolution. Je Te demande de me préserver de Tout péché, de m’accorder le butin que rapporte toute action de bien et d’obéissance, de me faire gagner le Paradis et de me sauver de l’Enfer». (Al Hâkim) Al-Albâni a jugé ce hadîth faible. Ryad Salihin Le Jardin des vertueux 251 – La grande valeur des invocations qu’on fait en faveur de quelqu’un en son absence Dieu le Très-Haut a dit: 1. Chapitre 59 – verset 10: «Ceux qui sont venus après eux disent: «Seigneur! Donne-nous l’absolution ainsi qu’à nos frères qui nous ont devancés dans la foi». 2. Chapitre 47 – verset 19: «Et implore l’absolution de tes péchés et de ceux des Croyants et des Croyantes». 3. Chapitre 14 – verset 41: «Notre Seigneur! Donne-moi l’absolution ainsi qu’à mes deux géniteurs et aux Croyants le jour où se dressera le Jugement». 1494.Abouddardâ rapporte qu’il a entendu le Messager de Dieu dire: «Toutes les fois que le musulman fait une invocation en faveur de son frère en son absence, l’Ange lui dit: «Et à toi la même chose». (Mouslim) 1495. Selon lui encore, le Messager de Dieu disait: «Dieu exauce toujours l’invocation que fait le Musulman en faveur de son frère en son absence. Il a du côté de sa tête un Ange spécial qui lui dit à chaque bonne invocation qu’il fait pour son frère: «Amen et à toi la même chose». (Mouslim) Ryad Salihin Le Jardin des vertueux 252 – Quelques questions concernant les invocations 1496. Ousâma Ibn Zeyd rapporte: «Le Messager de Dieu a dit: «Celui à qui on a rendu un service et qui dit à son bienfaiteur: «Que Dieu t’en donne une bonne récompense!» l’a ainsi suffisamment remercié». (Attirmidhi) 1497. Selon Jàber , le Messager de Dieu a dit: «N’invoquez pas du mal contre vous-mêmes, ou contre vos enfants ou contre vos biens de crainte que votre invocation ne coïncide avec une heure où Dieu exauce toute demande».(Mouslim) 1498. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «C’est quand on est prosterné en prière que l’on est le plus près de son Seigneur. Aussi faites de nombreuses invocations dans cette position». (Mouslim) 1499. Selon lui encore, le Messager de Dieu a dit: «Dieu exauce vos vœux tant que vous ne vous montrez pas impatients. Vous dites alors: «J’ai invoqué mon Seigneur et II ne m’a pas répondu». (ura) Dans une autre version: «Dieu ne cesse d’exaucer les vœux de quelqu’un tant qu’il ne souhaite pas une source de péché ou la rupture des liens de la parenté, à condition qu’il ne montre pas de hâte». On dit: «O Messager de Dieu! Quand montre-t-il de la hâte?» Il dit: «Quand il dit: «J’ai invoqué et j’ai invoqué et je ne vois venir aucune réponse», ainsi il désespère et cesse d’invoquer Dieu». 1500. Abou Oumàma rapporte: «On dit une fois au Messager de Dieu : «Quelle est l’invocation que Dieu entend le plus facilement?» Il dit: Celle qu’on dit au dernier tiers de la nuit ou à la fin des prières obligatoires». (Attirmidhi) 1501. Selon ‘Oubàda Ibn Assàmet , le Messager de Dieu a dit: «II n’est pas sur terre un Musulman adressant une invocation à Dieu le Très-Haut sans que Dieu n’y réponde ou n’écarte de lui un mal égal à l’objet de son invocation, tant qu’il ne souhaite pas une source de péché ou la rupture des liens de la parenté». L’un des assistants dit: «Ainsi donc nous devons invoquer Dieu abondamment?» Il dit: «la générosité de Dieu est plus abondante encore». (Attirmidhi) 1502. Selon Ibn ‘Abbàs , le Messager de Dieu disait dans les situations affligeantes: «II n’est de dieu que Dieu, Le Très Grand et Le Très Sage. Il n’est de dieu que Dieu, Le Maître du Trône immense. Il n’est de dieu que Dieu, Le Maître des cieux, Le Maître de la terre et Le Maître du Trône noble et généreux». (ura) Ryad Salihin Le Jardin des vertueux 253 – Les miracles des saints et leur mérite Dieu le Très-Haut a dit: 1. Chapitre 10 – versets 62 à 64: «Assurément les bien-aimés de Dieu, aucune crainte à leur sujet et nul chagrin ne les afflige. (62) Ceux qui ont cru et pratiquaient la piété.(63) Ils ont la bonne nouvelle dans la vie ici-bas et dans la vie ultime. Aucun changement aux paroles de Dieu. C’est cela le très grand succès». (64) 2. Chapitre 19 – versets 25 et 26: «Agite vers toi (ô Marie!) le tronc du palmier et il laissera tomber sur toi des dattes bien mûres. (25) Mange et bois en toute satisfaction et quiétude». (26) 3. Chapitre 3 – verset 37: «Chaque fois que Zacharie la surprenait chez elle dans le sanctuaire, il trouvait à ses côtés une subsistance. Il lui dit: «D’où te vient cela? Marie!» Elle dit: «Cela vient de Dieu. Certes Dieu donne à qui II veut sans compter». 4. Chapitre 18 – versets 16 et 17: «Maintenant que vous les avez fuis, eux et ce qu’ils adorent en dehors de Dieu, réfugiez-vous dans la caverne et Dieu étendra sur vous les effets de Sa miséricorde et vous apprêtera pour votre séjour des conditions clémentes. (16) Tu voyais le soleil, à son lever, se pencher à droite, évitant leur caverne et, à son coucher, les éclairer par la gauche, cependant qu’ils en étaient bien à l’écart». (17) 1503. Selon ‘Abdurrahman Ibn Abi Bakr Assidiq , les gens de la «Soffa» (partie de la mosquée réservée au logement des pauvres) étaient pauvres. Le Prophète dit une fois: «Que celui qui dispose du manger de deux prenne avec lui un troisième. Que celui qui a le manger de quatre prenne avec lui un cinquième ou un sixième». Abou Bakr ramena chez lui trois invités. Le Prophète en ramena dix. Abou Bakr dîna entre-temps chez le Prophète et y resta jusqu’à la prière du ‘Ishà. Il rentra ensuite chez lui après avoir laissé passer une bonne partie de la nuit. Sa femme lui dit: «Qu’est-ce qui t’a retenu alors que tu avais des hôtes à la maison?» Il dit: «Tu ne leur as donc pas servi leur dîner?» Elle dit: «On le leur a bien servi mais ils ont refusé d’en manger avant ton retour». ‘Abdurrahman dit: «Quant à moi je suis allé me cacher». Il me dit: «Espèce d’idiot! Que Dieu te fasse ronger le nez!», et il me couvrit d’injures. Puis il dit à ses hôtes: «Mangez en toute tranquillité. Moi, par Dieu, je n’y goûterai pas». (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde). ‘Abdurrahman dit: «Par Dieu, toutes les fois qu’on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu’ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu’au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme: «O sœur des béni Firas! Qu’est-ce donc que cela?» Elle dit: «Par tout ce que j’aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu’au début». (Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant: «Le serment que j’avais fait de ne pas manger n’était qu’une inspiration du Diable». Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophète et le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d’une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu’il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim». 1504. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu a dit: «II y avait dans les communautés qui vous ont précédés des hommes-inspirés de Dieu. S’il y a un tel homme dans ma nation, c’est bien ‘Omar». (Al Boukhâri 1505. Jàber Ibn Samoura rapporte: «Les habitants de Koufa se plaignirent de Sa’d (Ibn Abi Waqqàs) auprès de ‘Omar Ibn Al Khattàb qui le destitua et leur nomma un nouveau gouverneur en la personne de ‘Arnmâr (Ibn Yâser). Mais ils se plaignirent encore de ‘Ammâr et, parmi les arguments qu’ils invoquèrent contre lui, ils prétendirent qu’il ne savait pas faire la prière. ‘Omar envoya donc le chercher et lui dit: «O Abou Isaâc! Ces gens prétendent que tune sais pas faire la prière». Il dit: «Pour ce qui me concerne, je jure par Dieu que je présidais à leur prière exactement à la manière du Messager de Dieu sans rien en diminuer. Quand je faisais les deux prières du soir, je prolongeais la lecture dans les deux premières unités de prière et je la raccourcissais dans le reste». Il lui dit: «C’est ce que nous avons toujours pensé de toi». Il envoya avec lui quelqu’un (ou quelques-uns) à Koufa pour interroger sur lui ses habitants. Cet homme ne laissa pas une mosquée sans s’y renseigner sur lui. Tout le monde ne disait de lui que du bien. Il entra enfin dans une mosquée appartenant aux Béni "Abs. L’un d’eux se leva, du nom de Ousâma Ibn Qatàda, surnommé Abou Sa’da. Il dit: «Puisque tu nous demandes notre avis sur lui, Sa’d ne marche pas avec les expéditions militaires, ne partage pas équitablement le butin et n’est pas impartial dans ses jugements». Sa’d dit alors: «Je me contenterai de faire contre toi ces trois invocations: «Seigneur Dieu! Si ton esclave que voici est menteur et ne cherche par son intervention qu’à se montrer et à se faire connaître, allonge-lui sa vie, allonge-lui sa pauvreté et expose-le aux tentations!» Plus tard, quand on lui demandait qui il était, il disait: «Un pauvre vieux soumis aux tentations et frappé de la malédiction de Sa^d». ‘Abdul Màlek Ibn ‘-Omeyr qui rapporte ce Hadith de Jàber dit: «Je l’ai vu de mes propres yeux alors que ses sourcils tombaient sur ses yeux à cause de l’âge. Il se mettait sur le chemin des jeunes filles pour croiser ses doigts avec les leurs (pour jouir vicieusement de ce contact)». (ura) 1506. Selon ‘Orwa Ibn Zoubeyr, Arwa Bent Aws se plaignit auprès de Marwân Ibn Al Hakam (l’un des califes ‘Omeyades) de Sa’îd Ibn Zeyd Ibn Noufeyl . Elle prétendit qu’il lui avait usurpé une partie de sa terre. Sa’id dit : «Comment lui prendrais-je quelque chose de sa terre après ce que j’ai entendu de la bouche du Messager de Dieu ?». Il lui dit: «Qu’as-tu entendu dire le Messager de Dieu ?» Il dit: «J’ai entendu le Messager de Dieu dire: «Celui qui s’approprie injustement une palme de terre sera étranglé par un ruban de terre égal pris dans chacune des sept terres». Marwân lui dit: «Je ne te demande aucune preuve après ce que tu viens de dire». Sa’id dit alors «Seigneur Dieu! Si cette femme est menteuse, emporte-lui sa vue et fais-la mourir engloutie par sa terre». Il dit: «Elle ne mourut pas avant d’être devenue aveugle. Un jour qu’elle marchait dans sa terre, elle tomba dans un puits qui fut sa tombe». (ura) 1507. Jâber Ibn ‘Abdullàh rapporte: «Quand nous fûmes à la veille de la bataille de Ouhoud, mon père m’appela le soir. Il me dit: «J’ai le ferme pressentiment que je serai l’un des premiers tués parmi les Compagnons du Prophète . Je ne te laisse rien après moi de plus cher que toi, si ce n’est la vie du Messager de Dieu . J’ai une dette. Acquitte-la et sois bon avec tes sœurs». Le lendemain matin il fut le premier tué. J’ai enterré un autre dans la même tombe que lui. Puis je n’ai pas aimé en moi-même l’y laisser avec un autre. Je l’ai donc exhumé six mois après. Je l’ai trouvé tel que je l’avais laissé le premier jour et seule l’une de ses oreilles s’était décomposée. Je l’ai alors enterre seul dans une autre tombe». (Al Boukhâri) 1508. Selon Anas , deux des Compagnons du Prophète sortirent de chez lui par une nuit obscure. Ils avaient devant eux une lumière comme s’ils tenaient deux lampes. Quand ils se séparèrent, chacun d’eux avait sa propre lumière avec lui jusqu’à son arrivée chez lui». (Al Boukhâri) 1509. Selon Abou Hourayra , le Messager de Dieu envoya une fois un groupe de dix hommes en reconnaissance chez l’ennemi. Il nomma à leur tête comme émir (chef) ‘Asem Ibn Thâbet Al Ansàri . Ils partirent donc jusqu’à ce qu’ils arrivèrent à l’endroit dit «Al Houdât», entre ‘Ousfàn et la Mecque. On annonça leur arrivée à l’un des clans de la tribu Houdheyl, les Bani Lihyàn. Ils sortirent à leur rencontre avec une centaine d’archers. Ils les suivirent à la trace. Quand ‘Asem et ses compagnons sentirent leur présence, ils se réfugièrent sur un monticule. Les autres les encerclèrent de toutes parts et leur dirent: «Descendez et rendez-vous de votre propre gré et nous vous donnons la ferme assurance que nous ne tuerons aucun de vous». ‘Asem Ibn Thâbet dit: «O gens! Quant à moi je ne me mettrai pas à l’abri de la promesse d’un Mécréant. Seigneur Dieu ! Informe s’en Ton Prophète ». Ils tirèrent sur eux leurs flèches et tuèrent ‘Asem. Trois d’entre eux se rendirent à l’ennemi. C’étaient Khoubeyb, Zeydibn Addathina et un autre. Quand ils les eurent en leur pouvoir, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les lièrent avec elles. Le troisième dit: «Voilà que commence leur traîtrise. Je jure par Dieu de ne pas vous suivre et j’ai en ceux des nôtres que vous venez de tuer un bon exemple à suivre. Ils voulurent en vain le traîner de force puis le tuèrent et partirent avec Khoubeyb e\ Zeyd Ibn Addathina. Ils les vendirent à la Mecque après la bataille de Badr. Ce furent les fils d’Aï Hâreth qui achetèrent Khoubeyb. Or c’était ce même Khoubeyb qui avait tué Al Hâreth, le jour de Badr. Khoubeyb resta leur prisonnier jusqu’à ce qu’ils décidèrent de le tuer. Il se fit prêter un rasoir par l’une des filles de Hâreth afin de se raser les poils du corps. Elle le lui prêta. Juste à ce moment un petit enfant à elle, marchant à quatre pattes, arriva jusqu’à lui, dans un moment d’inattention de sa mère. Elle vit Khoubeyb mettre l’enfant sur sa cuisse en tenant le rasoir dans sa main. Elle fut saisie de frayeur comme le remarqua Khoubeyb. Il lui dit: «Craindrais-tu donc que je le tue? Je ne suis pas homme à commettre pareille infamie». Elle dira plus tard: «Par Dieu! Je n’ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khoubeyb. Par Dieu Je l’ai trouvé un jour mangeant une grappe de raisin qu’il tenait dans sa main alors qu’il était enchaîné et qu’il n’y avait en cette saison aucun fruit à la Mecque». Elle disait: «C’était sans aucun doute une subsistance apportée par Dieu à Khoubeyb». Quand ils le sortirent de la zone sacrée pour le tuer dans la zone profane, Khoubeyb leur dit: «Laissez-moi faire deux unités de prière». Ils le lui permirent. Il fit deux unités de prière et dit: «Par Dieu! Si je ne craignais pas que vous pensiez que je le fais par peur de mourir, j’aurais prié davantage. Seigneur Dieu! Compte-les puis tue-les les uns après les autres et n’en laisse aucun vivant». Il improvisa alors ces deux vers : «Peu m’importe quand je suis tué en Islam «sur quel côté je tombe au service de Dieu. «Et ce par amour de Dieu qui, s’il veut, «bénira les morceaux de ce corps déchiqueté». C’est ainsi que Khoubeyb fut le premier à instaurer l’habitude de la prière que fait tout Musulman enchaîné avant de mourir. Le Prophète informa ses Compagnons de leur mésaventure quand ils furent rattrapés par l’ennemi. Quand les gens de la tribu Qoreysh apprirent que ‘Asem Ibn Thàbet avait été tué, ils envoyèrent des hommes à eux pour leur rapporter une partie de son cadavre à laquelle ils pourraient le reconnaître et ce parce qu’il avait tué l’un de leurs grands. Mais Dieu envoya une nuée de faux bourdons qui le protégèrent de ces hommes qui ne purent ainsi rien couper de son corps». (Al Boukhàri) Dans ce même chapitre il y a plusieurs Hadiths authentifiés qu’on a cités à leur place dans ce livre. Parmi eux est le Hadith du jeune homme qui allait une fois chez l’ascète et une fois chez le sorcier (Hadith n° 30) II y a aussi le Hadith de Joreyj, celui de la grotte qui fut obstruée par un rocher, celui de l’homme qui entendit une voix dans un nuage disant au nuage: «Va arroser le jardin d’untel», et bien d’autres. Les preuves à l’appui de ce chapitre sont nombreuses et bien connues de tous. Nous demandons à Dieu de nous bien guider. 1510. Ibn ‘Omar a dit: «Je n’ai jamais entendu ‘Omar dire à propos d’une chose: «Je crois que c’est ainsi», sans qu’elle ne fût exactement ainsi» Ryad Salihin Le Jardin des vertueux 261 – Quel est le mensonge permis? Sache que, si le mensonge est essentiellement interdit, il est toutefois permis dans certains cas et sous certaines conditions que nous avons bien exposées dans le livre «des évocations». Nous disons en résumé que la parole est un moyen d’atteindre certains buts visés. Dans tout but noble qu’on peut atteindre sans recouvrir au mensonge, il est interdit de mentir. Mais, quand on ne peut y parvenir que par le mensonge, il est alors permis de mentir. Selon que le but recherché soit simplement autorisé, le mensonge y est autorisé; et selon que ce but soit obligatoire, le mensonge devient lui aussi obligatoire. Quand par exemple un Musulman se cache pour fuir un injuste voulant le tuer ou lui prendre son argent, quand il a caché son argent et que quelqu’un est interrogé sur lui, il est de son devoir de mentir pour le cacher. C’est aussi lorsque quelqu’un détient un dépôt qu’un injuste veut lui prendre, il doit lui mentir en lui disant qu’il ne l’a pas. Mais la solution la meilleure serait de donner une réponse équivoque, c’est-à-dire de s’arranger pour dire une chose où il ne ment pas dans le fond quoique ce soit un mensonge dans la forme selon ce que comprend son vis-à-vis. Mais, même si on ne recourt pas à cette astuce, on ne commet aucun interdit en mentant. Les docteurs de la religion basent cette permission de mentir sur le Hadith d’Oum Koulthùm qui rapporte: «J’ai entendu le Messager de Dieu dire: «Le vrai menteur n’est pas celui qui ramène la paix entre les deux ennemis en disant à chacun d’eux: «Untel a dit du bien de toi». (ura) Mouslim ajoute dans sa version: «Oum Koulthùm a dit: «Je ne l’ai jamais vu autoriser le mensonge que dans ces trois cas: dans la guerre. Pour réconcilier les gens. Dans ce que dit l’homme à sa femme et la femme à son mari».

Les 99 plus beaux Noms

Ce chiffre est fondé sur un hadith du Prophète rapporté par Abu Hurayra :
"Certes Dieu a 99 noms, cent moins un. Quiconque les énumère entrera dans le Paradis ; Il est le singulier (witr) qui aime qu’on énumère Ses noms un à un " (Boukhari)
Dis : « Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l´appelez, Il a les plus beaux noms. » (Coran 17.110)
Al Asma ul Husna

Allah الله Dieu
Ar-Rahmān الرحمن Le Très-Miséricordieux
Ar-Rahīm الرحيم Le Tout-Miséricordieux
Al-Malik الملك Le Souverain
Al-Quddūs القدوس Le Saint
As-Salām السلام La Paix
Al-Mu’min المؤمن La Sauvegarde
Al-Mouhaymin المهيمن Le Préservateur
Al-‘Aziz العزيز Le Tout Puissant
Al-Jabbār الجبار Celui qui domine et contraint
Al-Mutakabbir المتكبر L’innaccessible
Al-Khāliq الخالق Le Créateur
Al-Bāri’ البارئ Le Producteur
Al-Musawwir المصور Celui qui façonne ses créatures
Al-Ghaffār الغفار Qui absout beaucoup
Al-Qahhār القهار L’Irrésistible
Al-Wahhāb الوهاب Le Très Généreux
Ar-Razzāq الرزاق Celui qui accorde la subsistance
Al-Fattāh الفتاح Celui qui accorde la victoire
Al-‘Alīm العليم L’Omniscient
Al-Qabid القابض Celui qui retient et qui rétracte
Al-Bāsit الباسط Celui qui étend Sa générosité
Al-Khāfid الخافض Celui qui abaisse
Ar-Rāfi‘ الرافع Celui qui élève
Al-Mu‘izz المعز Celui qui rend puissant
Al-Moudhill المذل Celui qui humilie les fiers
As-Samī‘ السميع L’Audient, Celui qui entend toute chose
Al-Basīr البصير Le Voyant, Celui qui voit toute chose
Al-Hakam الحكم L’Arbitre
Al-‘Adl العدل Le Juste
Al-Latīf اللطيف Le Bon dans l’épreuve
Al-Khabīr الخبير Le Bien-Informé
Al-Halīm الحليم Le Doux, le Très Clément
Al-Adhīm العظيم L’Immense, l’Eminent
Al-Ḡafhūr الغفور Qui Pardonne
Ash-Shakūr الشكور Le Très-Reconnaissant
Al-’Ali العلي L’Elevé
Al-Kabīr الكبير L’Infiniment Grand
Al-Hafīdh الحفيظ Le Gardien
Al-Muqīt المقيت Qui nourrit tout le monde
Al-Hasīb الحسيب Qui règle le compte de tout le monde
Al-Jalīl الجليل Le Majestueux
Al-Karīm الكريم Le Noble
Ar-Raqīb الرقيب L’Observateur
Al-Mujīb المجيب Celui qui exauce les prières
Al-Wāsi‘ الواسع Le Vaste
Al-Hakīm الحكيم Le Sage
Al-Wadūd الودود Qui aime beaucoup
Al-Majīd المجيد Le Très Glorieux
Al-Bā‘ith الباعث Qui ressuscite
Ashahīd الشهيد Le Témoin
Al-Haqq الحق Le Vrai
Al-Wakīl الوكيل Le Tuteur
Al-Qawi القوي Le Fort
Al-Matīn المتين Le Robuste
Al-Wa’li الولي Le Protecteur
Al-Hamīd الحميد Le Louable
Al-Muhsi المحصي Qui connaît les comptes de tous
Al-Mubdi‘ المبدئ L’Auteur
Al-Mu‘īd المعيد Qui fait rentrer tout le monde dans le néant
Al-Muhyī المحيي Qui donne la vie
Al-Mumīt المميت Qui donne la mort
Al-Hayy الحي Le Vivant
Al-Qayyūm القيوم L’Immuable
Al-Wājid الواجد Qui existe
Al-Mājid الماجد L’Illustre
Al-Wāhid الواحد L’Unique
As-Samad الصمد L’ Eternel Seigneur
Al-Qādir القادر Le Déterminant
Al-Muqtadir المقتدر Le Tout Puissant
Al-Muqaddim المقدم Qui a tout précédé
Al-Mu’akhir المؤخر Qui sera après tout
Al-Awwal الأول Le Premier, dont l’existence n’a pas de début
Al-Ākhir الآخر Le Dernier, dont l’existence n’a pas de fin
Adh-Dhāhir الظاهر L’Extérieur, l’Apparent
Al-Bātin الباطن L’Intérieur, le Caché
Al-Wāly الواليي Le Monarque
Al-Muta’āli المتعالي Le Sublime
Al-Barr البر Le Bienfaiteur
At-Tawwab التواب Qui ne cesse d’accueillir le repentir
Al-Muntaqim المنتقم Le Vengeur
Al-Afuww العفو L’Indulgent
Al-Ra’ūf الرؤوف Le Bienveillant en grâce
Mālik-ul-Mulk مالك الملك Le Maître du Pouvoir
Dhul-Jalāli-wal-Ikrām ذو الجلال و الإكرام Détenteur de Majesté qui mérite d’être Exalté
Al-Muqsit المقسط L’Equitable
Al-Jāmi‘ الجامع Le Rassembleur
Al-Ḡhani الغني Le Riche par excellence
Al-Mughni المغنى Qui satisfait les besoins de Ses créatures
Al-Māni‘ المانع Le Défenseur
Ad-Dār الضار Qui peut nuire (à ceux qui L’offensent)
An-Nāfi‘ النافع L’Utile
An-Nūr النور La Lumière
Al-Hādi الهادي Le Guide
Al-Badī‘ البديع L’inventeur
Al-Baqi الباقي Le Permanent
Al-Wārith الوارث L’Héritier
Ar-Rashīd الرشيد Qui agit avec droiture
As-Sabur الصبور Le Patient

LE JUGEMENT DERNIER

Le deuxième souffle de la Trompe sera l’appel vers le grand rassemblement. On lancera un appel : "Hors de terre"et voilà que les Hommes du premier au dernier sont ressuscités. Il déferleront de leurs tombes vers leur Seigneur comme une marée de sauterelles, courant le cou tendu. Oui, ce jour là, la Terre, sur ordre de son Seigneur éjectera tout ce qu’elle contient, et les Non Croyants diront : "Malheur à nous ! Qui nous a ressuscités de là où nous dormions ! Ceci est vraiment la promesse d"Allah que nous avaient annoncés les Messagers. Oui, la terre se fendra pour laisser les Hommes sortir en toute précipitation, Oui, Allah fera ressurgir à la vie les habitants des tombes.
Ce jour là, ils suivront Israfil (as) le Grand Convocateur, sans dévier d’un pouce. Ils seront tous rassemblés à la surface d’une terre inconnue, plane. Et, ce jour là, il n’y aura plus de sommeil. Les regards seront fixes, la tête rejetés en arrière, les yeux horrifiés, le coeur affolé. Les Hommes porteront leur fardeau entier ainsi qu’un peu du fardeau de ceux qu’ils auront égarés. Certains seront rassemblés en se trainant sur leur visage, aveugle, muet et sourd. Les jambes s’enlaceront l’une après l’autre et ce jour là, appartient à Allah. C’est une journée très dure pour les Non Croyants, les Criminels arboreront le masque lugubre de Satan et leurs visages seront bleus. Malheur à celui qui aura tourné le dos à la religion car il supportera une charge bien lourde.
Oui, les Hommes accoureront au Jugement, tout petit et nus, les Criminels seront enchainés deux par deux, leurs vêtements seront de goudron et leur visage enveloppés par les flammes ou par une poussière noire. Il n’y aura plus entre les Hommes aucun lien de parenté et les gens s’interrogeront entre eux. Les enfants et les parents ne seront plus d’aucune utilité, il y aura une séparation entre eux. L’Homme fuira son frère, ainsi que sa mère, son père, sa compagne et ses enfants car chacun sera trop préoccupé ce jour là pour penser aux autres. Les visages seront baissés sous le poids des chaines et des soucis, et tous seront exposés en rang.
Viendra Allah le Très Haut, son Trône porté par Huits anges. Viendront aussi des vagues successives d’anges qui se placeront en rang et ce jour là, l’enfer sera amené, trainé par une multitude d’anges et la Balance sera apportée. C’est alors que chaque peuple après une longue attente se dirigera vers son Prophète (as) pour que ce dernier intercède auprès d’Allah afin que le Jugement ait lieu. C’est alors que seul le Prophète Mohamed (saw), sceau des Prophètes pourra intercéder avec la permission de son Seigneur. (voir *Hadith*)
Et le Jugement débutera… par la communauté musulmane et ainsi de suite pour durer dit-on 50 000 ans. Tous les Hommes auront un livret qui reprendra toutes les actions qu’ils auront commises durant leur vie. Les Non Croyants diront alors "Malheur à nous ! qu’est ce que ce livret qui n’oublie aucun petit ou grand péché".
Ils trouveront présents sous leurs yeux le bilan de leurs actions et les criminels seront dirigés au feu tels des assoiffés qui courent vers l’eau. Et oui, celui qui aura fait le poids d’un atome de mal le verra et celui qui aura fait le poids d’un atome de bien le verra ; et celui dont les actions pèseront lourd (en bien) dans la balance, nul crainte à son sujet et celui dont les actions seront légères, alors malheur à lui, car l’enfer sera sa récompense.
J’espère mes frères et soeurs que vous comprenez lorsque Dieu dit "L’Heure finale est vraiment une épreuve terrible". Ces quelques lignes ne peuvent apporter qu’un aperçu éphémère de la situation. Comment parler d’un fait que l’on a pas vécu. Aussi, veillez à vivre dans l’obéissance d’Allah afin que vous soyez touchés de sa miséricorde ce jour là, car nul protecteur si ce n’est Allah. Veillez mes frères et soeurs à agir dans le bien et à réprouver le mal afin que le Seul Protecteur de ce jour là, ne soit pas votre ennemi. Veillez mes frères et soeurs à l’éducation de vos enfants et de ceux qui sont dans le besoin de la science afin que vous soyez reçu ce jour là, telle une délégation royale.
Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah, car ce jour là, leurs bouches seront scellés et ce seront leurs mains et leurs pieds qui témoigneront de ce qu’ils faisaient.
Soyons Musulmans, adorant un Dieu Unique, sauvegardant les liens sacrés de la parentés, ayant de la miséricorde pour les Hommes afin que Dieu ne nous dise pas :" Ne vous ai-je point ordonné O Fils d’Adam de ne pas adorer Satant ! car il est pour vous un ennemi évident ! et de m’adorer ce qui est une voie bien droite. Et, il a certainement égaré un très grand nombre d’entre vous, ne raisonniez vous donc point ? Voici l’enfer qu’on vous a promis, Soyez y rôtis pour avoir mécru" (verset 60 à 64/36).
Parmi les plus étranges faits que connaîtront les habitants du Feu figurera le discours que prononcera Iblis et qui renforcera encore plus le remords, le chagrin et les malheurs des gens du feu. Le Coran comprend ce discours :"Lorsque le décret aura été décidé, le démon dira :"Dieu vous a certainement fait une promesse vraie, tandis que je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue. Quel pouvoir avais je sur vous sinon celui de vous appeler ? Vous m’avez répondu. Ne me blâmez donc pas, blâmez vous vous mêmes ? je ne vous suis d’aucun secours, vous ne m’êtes d’aucun secours. J’ai été incrédule envers ceux auxquels vous m’avez autrefois associé" (s14/extr. v/22)
Et les mécréants, une fois au feu diront "Ah si nous avions écouté (les messagers ) ou raisonné, nous ne serions pas parmi les gens du feu (verset 10/67).

AL MI’RADJ "LE MIRADJ" (L’ASCENSION)

Le Messager (BP sur lui) revenait peiné et triste après son excursion à At-Taëf. C’était l’année 10 de l’Hégire. Il ne parvenait pas à porter son Message hors de la Mecque, Khadîdja et Abou Tâlib étaient morts, les horizons se resserraient autour de lui. Mais Allah, le Maître de l’univers, allait les lui ouvrir et le faire parvenir aux plus hauts cieux. Il lui fit faire l’excursion de Al-Isrâ’ wal-Mi‘râdj (Le voyage nocturne et l’ascension au ciel).

Al-Isrâ’ fut l’excursion la plus importante et la plus étrange dans l’histoire de l’humanité. Notre Prophète (BP sur lui) vécut ce miracle et reçut cet honneur après avoir subi toutes sortes de persécutions et de tyrannies de la part des incroyants de la Mecque et il faut comprendre ainsi que les honneurs octroyés par Allah doivent être mérités à l’avance. Nous nous rappelons que les termites n’avaient rongé le document accroché à l’intérieur de la Ka‘ba qu’après le séjour de trois années pénibles passées par les Musulmans dans les cols des Bani-Hachem. Le Messager (BP sur lui) avait enduré l’oppression des polythéistes et la méchanceté des gens de At-Taëf et pour toute plainte il avait prononcé cette belle invocation : “ Ô Allah, je me plains à Toi de ma faiblesse, de mon peu de pouvoir et du peu de considération que les gens ont pour moi, ô Toi Le Plus Miséricordieux des miséricordieux, tu es mon Seigneur et celui des faibles. A qui m’abandonnes-tu ? A un étranger qui m’attaque ou un ennemi de qui Tu m’as fait dépendre ? Si Tu n’es pas en colère contre moi cela m’est égal. Ta clémence est plus généreuse envers moi. Je me réfugie en Ton visage pour lequel les ombres se sont dissipées et qui a ajusté tout ce qui concerne ce monde ici-bas et celui de l’au-delà, de faire tomber sur moi Ta colère ou de me faire parvenir Ton désagrément. Je supporterai tout reproche jusqu’à ce que Tu sois satisfait et il n’y a de pouvoir ni de puissance qu’en Toi.” Le voyage lui vint en réponse et Allah nous le commente avec ces paroles –qui peuvent être traduites par- : « Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Harâm à la Mosquée Al-Aqsâ dont Nous avons béni l’alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. » (TSC[i], Al-’Isrâ’ (LE VOYAGE NOCTURNE) : 1).
En contemplant le verset, nous devons remarquer que Allah donne le qualificatif de serviteur au Prophète pour nous dire que, même dans les plus grands moments de gloire, nous devons nous rappeler que nous sommes les serviteurs d’Allah. Les éminents Prophètes ne l’oubliaient jamais et nous avons l’exemple de Yoûssouf (Joseph) qui, après avoir triomphé de tous ceux qui lui avaient fait du mal, dit –ce qui peut être traduit par – : « Ô mon Seigneur, Tu m’as donné du pouvoir et m’as enseigné l’interprétation des rêves. [C'est Toi Le] Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon patron, ici-bas et dans l’au-delà. Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais moi rejoindre les vertueux. » (TSC, Yoûssouf (JOSEPH) : 101).
Egalement Solaïmân (Salomon), au moment de son triomphe disait –ce qui peut être traduit par : « Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m’as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux». (TSC, An-Naml (LES FOURMIS) : 19).
Le Messager d’Allah (BP sur lui) dit : “Celui qui s’humilie devant Allah ainsi (et il baissait sa main vers la terre), Allah l’élèvera ainsi (et il levait sa main vers le haut).

Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne) :
Quelques jours après son retour de At-Tâëf, le Prophète était étendu de nuit sur sa cape à côté de la Ka‘ba. Certains historiens de la Sira disent qu’il était endormi dans la maison d’Oum Hâni’, sœur de Ali ibn Abi Tâlib ou tout simplement dans sa maison. Il sentit près de lui Djibrîl (Gabriel) qui le réveillait. L’Ange venait lui annoncer l’excursion qu’ils devaient entreprendre ensemble vers la mosquée Al-Aqsâ, à Jérusalem, et de là vers les hauts cieux à la rencontre du Seigneur.

Le Messager (BP sur lui), accompagné de Djibrîl, accomplit une circumambulation de sept tours autour de la Ka‘ba et ensuite monta Al-Bourâq. C’était, d’après la description du Prophète (BP sur lui), une monture d’une taille un peu plus grande que celle de l’âne et plus petite que celle de la mule et dont le pas était égale à l’étendue de sa propre vue. La présentation de ce genre de monture dans cet événement semble nous dire de ne pas, nous la Umma de “Iqra’ ” (Lis) qui doit s’intéresser à la science, nous gorger de vanité à cause de nos moyens de transport modernes comme les avions et les fusées, parce qu’Allah est le Créateur de toute chose.

Le Messager (BP sur lui), en compagnie de Djibrîl, arriva devant le mur de Al-Bouraq, à la mosquée Al-Aqsâ (de Jérusalem), et y attacha la monture. Bien que cette dernière n’allait sûrement pas bouger de sa place puisqu’elle ne se trouvait au monde que pour accomplir ce voyage, le Prophète prit soin de l’attacher. Encore un message pour nous de la part d’Allah pour nous faire comprendre que nous devons toujours faire le plus d’efforts possible et prendre nos précautions tout en mettant notre confiance en Allah car nous ne comptons que sur Lui.

En traitant de la nuit d’Al-Isrâ’ wal-mi‘râdj, nous devons souligner que la partie la plus importante dans ce voyage était celle du Mi’râdj ou ascension du Prophète Mohammad (BP sur lui) au ciel pour rencontrer Son Créateur. Le Mi’râdj était en soi un message adressé par Allah à son Prophète lui assurant que si on l’avait empêché de rentrer à la Mecque et qu’on l’avait persécuté sur cette terre, les cieux du Créateur sont plus vastes que la terre et sont ouverts à lui.

L’ascension commença à partir de Jérusalem et plus précisément à partir de la mosquée Al-Aqsâ et non à partir de la Mecque ou de Médine, ce qui en soi attire notre attention sur l’importance de cette ville dans l’Islam. De plus, au retour du Mi’râdj, le Prophète passa d’abord par Jérusalem avant de revenir à la Mecque. Ceci a une grande connotation surtout à l’époque que nous vivons et où le conflit à son propos déchire cette ville sainte. Cette importance est d’ailleurs confirmé par le hadith selon lequel le Prophète dit : "Dans sa maison, il n’y a que le propriétaire qui peut guider la prière des autres". Et bien que Moïse, Soliman et David étaient tous présents dans la mosquée, c’est le Prophète qui a guidé la prière. Cela est lourd de signification…

Le Prophète, toujours accompagné de Djibrîl, pénétra à l’intérieur de la mosquée pour y trouver l’assemblée la plus prestigieuse qui ait jamais existé jusqu’à nos jours. Tous les prophètes d’Allah, depuis Adam jusqu’à ‘Îssa (Jésus), étaient réunis pour recevoir le dernier des messagers. Ils accomplirent tous ensemble une prière de deux Rak‘a (prosternements), guidés par le Prophète (BP sur lui) qui avait été invité par Djibrîl à se mettre à la première place. Encore un signe dans cet événement plein de symboles pour nous dire que, dorénavant, Mohammed (BP sur lui) et sa Umma étaient responsables de la religion sur Terre. Tous les Prophètes ont assisté à cette réunion et tous ont délégué le pouvoir après eux à Mohammed (BP sur lui). Ils lui ont confié, et à sa Umma après lui, la responsabilité du vicariat et de la diffusion de la religion d’Allah sur Terre.

Pouvons-nous dire de nos jours que nous sommes à la hauteur de cette responsabilité ? Nous représentons 20% de la population de la Terre et nous ne produisons rien. Nous vivons grâce aux dons des autres. Nous devons essayer de changer cela et nous rappeler tout le temps le hadith du Messager (BP sur lui) qui dit : “La main qui donne est meilleure que celle qui prend.”

Cette réunion à la mosquée Al-Aqsâ nous prouvait que toute l’humanité n’est qu’une grande famille et que les messages divins ont toujours incité à l’entente des civilisations. Le second et le troisième verset de sourate Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne) nous révèlent –ce qui peut être traduit par – : “ Et Nous avions donné à Moïse le Livre dont Nous avions fait un guide pour les Enfants d’Israël: «Ne prenez pas de protecteur en dehors de Moi» Ô vous], les descendants de ceux que Nous avons transportés dans l’arche avec Noé. Celui-ci était vraiment un serviteur fort reconnaissant. " (TSC, Al-’Isrâ’ (LE VOYAGE NOCTURNE) : 2,3). Des versets qui montrent que tous les humains sont des frères d’une même ascendance qui sont créés une génération après l’autre et poursuivant le même but qui leur a été assigné par Allah.

D’ailleurs dans son voyage nocturne le Messager (BP sur lui) est passé au-dessus de Hidjr Isma‘îl qui se trouve au pied de la Ka‘ba, de la montagne Thor de Moûssa (Moïse) et de Bethléem où avaient vécu Ibrahîm (Abraham) et ‘Îssa (Jésus). Il a ainsi survolé tous les chemins des grands Prophètes.

Ensuite, Djibrîl présenta au Prophète (BP sur lui) deux récipients, l’un contenait du lait et l’autre du vin. Il choisit le lait. L’Ange, heureux de ce choix, lui dit : “Tu as fait le bon choix guidé par l’instinct pur.” Le lait était le symbole de l’esprit sain tel qu’il a été créé par Allah et la boisson fermentée celui de l’esprit perverti. Nous devons donc toujours essayer de retrouver cet instinct naturel qui nous guidera vers la sagesse.

Al Mi’râdj (l’Ascension) :
Pendant son voyage d’Ascension, le Prophète traversa les cieux en quelques secondes alors qu’en vaisseau spatial d’une vitesse de 7 000 Km/s, un tel voyage prendrait 7 mois. Rappelons que ce progrès scientifique dont nous sommes aujourd’hui fiers et qui rend parfois l’homme arrogant lui donnant l’illusion d’être capable de contrôler les forces de la nature, est absolument incomparable à la puissance d’Allah. Ce divorce entre la science et la religion n’existe pas dans l’Islam.

Durant son Ascension, le Prophète rencontra plusieurs autres messagers. Il retrouva, dans le premier ciel, Adam, puis au deuxième il rencontra Jésus et Yahya (Jean-Baptiste), dans le troisième ce fut Joseph puis Idris dans le ciel suivant, Aaron dans le cinquième, Moïse au sixième ciel et enfin dans le septième, il rencontra Abraham. Tous étaient des prophètes qui ont, soit souffert pour réformer leurs sociétés, soit émigré pour fuir une persécution ou ont vraiment été persécutés par leur peuple. La rencontre de tous ces prophètes avait pour but de soutenir le Prophète puisqu’il était lui-même passé par toutes ces situations ou avait déjà vécu des circonstances semblables.

Aux portes de chaque ciel, un ange demandait qui frappait. Et quand Djibrîl répondait que c’était Mohammad, l’ange demandait: “A-t-il été envoyé ?” Djibrîl répondait positivement et l’ange ouvrait alors la porte.

Au premier ciel, le Prophète vit Adam et aperçut autant à sa droite qu’à sa gauche un grand nombre de personnes. Le Prophète remarqua qu’à chaque fois qu’Adam regardait à sa droite, il souriait mais pleurait en se tournant vers sa gauche. Interrogeant Djibrîl sur la raison des sourires et des pleurs d’Adam, Djibrîl lui dit : A chaque fois qu’Adam regarde à sa droite, il voit les gens qu’Allah a consigné comme habitants du paradis et à chaque fois qu’il regarde à sa gauche, il voit les gens qu’Allah a inscrit comme habitants de l’enfer. Adam, voyant le Prophète, le salua et lui dit: « Bienvenu au bon fils, au bon frère et au bon Prophète. »

Au septième ciel, le Prophète rencontra Abraham qui était appuyé contre ‘Al-bayt Al-ma’moure’ (la maison peuplée). Il se reposait de la fatigue de sa vie terrestre pendant laquelle il n’avait point pris de répit. J’aimerais que vous saisissiez ce sens: les gens qui ont un principe ont souvent le sentiment que tant qu’ils sont dans cette vie terrestre, il ne doivent jamais se reposer. A cet égard, Ahmad Ibn Hanbal disait : "Je ne sentirai le repos que quand je ferai mon premier pas au paradis".

Rappelons que ‘Al-bayt Al-ma’moure’ est une maison qui se situe juste au dessus de la Ka’ba et au-dessus des deux se situe le trône d’Allah. Le Prophète raconte que chaque jour, 7 000 anges faisaient le tour d’’Al-bayt Al-ma’moure’ mais devaient laisser leur tour à 7 000 nouveaux anges qui faisaient de même le jour qui suivait. Le nombre des anges est par conséquent incommensurable comparé à celui des hommes. A ce propos, le Prophète dit : "Les cieux craquent et ceci n’est pas sans droit. Il ne s’y trouve aucune place sans qu’un ange ne soit en train d’y prier, de s’y prosterner ou de s’incliner. Au jour de la résurrection, ils se lèveront tous en disant: Glorifié sois-Tu, nous ne T’avions pas adoré comme il faut".

Abraham nous a transmis un précieux message par l’intermédiaire de notre Prophète. Il lui dit : "Transmets mes salutations à ta communauté et dis-leur que le paradis est d’un sol fertile, que son eau est pure et que pour y planter des arbres il n’y a qu’à dire ‘subhanallah, al-hamdulillah, lâ ilâha- illâ allah wa Allah Akbar’ (Glorifié et Loué soit Allah, il n’existe aucune divinité que Lui, Allah est le plus Grand).

Durant son voyage, le Prophète sentit une très belle odeur. Et quand il questionna son compagnon sur sa source, Gabriel répondit que c’était l’odeur de la coiffeuse de la fille de Pharaon. Cette femme croyait en Dieu l’Unique et une fois, pendant qu’elle coiffait la fille de Pharaon, le peigne tomba brusquement de sa main et, spontanément, elle cria : "Bismillah" (au nom d’Allah) ! La fille de Pharaon lui demanda : " Veux-tu dire mon père? " Mais sa coiffeuse lui répondit : " Non, je veux dire mon Dieu, le tien et celui de ton père." Apprenant cela, la fille de Pharaon alla le rapporter à son père qui convoqua tout de suite la coiffeuse de sa fille pour l’interroger. Il lui demanda : " As-tu un autre Dieu que moi? "La coiffeuse répondit: "Mon Dieu et le tien est Allah".

Surpris par cette réponse, Pharaon ordonna que ses quatre fils soient jetés un par un dans un four, sous les yeux de leur mère. Lorsque le tour vint au quatrième fils qui était un nouveau-né, Pharaon répéta sa question et c’est à ce moment que le nouveau-né parla et dit à sa mère :" Mère, tu as raison. Sois ferme".

Le Prophète vit également des gens ayant devant eux une viande bonne et une autre pourrie et qui abandonnaient la bonne viande et mangeaient la viande pourrie. Quand le Prophète demanda à Djibrîl qui étaient ces gens, l’ange lui répondit que c’était ceux qui commettaient l’adultère.

Puis il vit des hommes à qui on ouvrait la bouche pour y jeter des boules de feu. Quand le Prophète se renseigna à leur sujet, Gabriel lui répondit que c’étaient les gens qui usurpaient l’argent des orphelins.

Il entendit le paradis dire à Allah : "Je me suis préparée avec ma soie, mon eau douce et ma verdure, où sont donc mes habitants? "

Il vit aussi des gens se griffer le visage avec leur ongle de cuivre et apprit qu’ils sont ceux qui lancent des accusations contre des femmes vertueuses.

Le voyage se poursuivit jusqu’à ce que le Prophète et l’ange Gabriel arrivèrent à un point où l’ange dit au Prophète : "je ne peux plus avancer au-delà de ce point. Si tu avances, tu pénétreras mais si j’avance, je brûlerai". Cet endroit était ‘Sidrat-ul-Muntaha’[ii] (le lotus de la limite) qui n’a jamais été dépassé par qui que ce soit. A cet endroit et quand le Prophète (BP sur lui) regarda Djibrîl, il dit : "Je le vis comme un habit usé", pour dire à quel point Gabriel craignait la Majesté de cet endroit.

Que le Prophète ait directement vu Allah ou non, c’est une question qui n’est pas tout à fait consentie mais il nous suffit de savoir qu’incha’Allah, nous aurons tous l’honneur de voir Allah au paradis. Ce sera de voir la scène la plus majestueuse jamais vue pendant l’intégralité de notre vie.

Dans cette rencontre avec Allah, notre Créateur légiféra 50 prières par jour et c’est la seule obligation qui fut révélée dans le ciel. Le fait de choisir ce voyage d’Ascension pour y légiférer la prière est d’ailleurs très significatif : le voyage de l’Ascension portait la signification d’un voyage pour rencontrer Allah et dans la prière aussi, il est question d’une rencontre et d’un rapport avec Allah.

A partir du moment où tu dis ‘Allah Akbar’ pour commencer ta prière, sache que tu commences un voyage vers Allah et que dans ce voyage, personne n’est censé être supérieur ou plus important qu’Allah.

En descendant, le Prophète revit Moïse et il lui dit qu’Allah avait décrété à sa communauté 50 prières par jour. Mais Moïse l’avertit : " reviens à Allah et demande-lui de diminuer leur nombre car ta communauté ne pourra pas les accomplir". Le Prophète revint alors et Allah diminua le nombre de prière à 25 par jour. Mais Moïse, en apprenant cela, renouvela son conseil au Prophète. Notre Prophète revint sur ses pas et Allah réduit le nombre de prières à 15 par jour. Mais de nouveau, en entendant ceci, Moïse demanda au Prophète de revenir à Allah pour lui demander de diminuer encore le nombre de prières. Le Prophète retourna vers Allah qui les rendit enfin 5 prières par jour mais décréta qu’elles auraient une rétribution équivalente à celle des 50 prières.

Il était sûrement décidé à l’avance que le nombre de prières qui seront imposées aux musulmans serait de cinq prières par jour mais Allah voulut par cette histoire qu’on sente Sa clémence et Sa miséricorde.

Par ce voyage d’Ascension, Allah voulut également que les musulmans voient le paradis des yeux de leur Prophète. Une fois, le Prophète demanda à ses compagnons : "Qui d’entre vous est rentré au paradis?", Abdullah Ibn Omar répondit : " moi.v Le Prophète demanda : "Qui d’entre vous a bu de son eau?" Abdullah Ibn Omar répondit : "moi. " Le Prophète demanda : "Qui d’entre vous a mangé de ses fruits? Abdullah Ibn Omar répondit : "Moi, ô messager d’Allah. Quand tu es rentré au paradis, c’est comme si c’était moi qui y étais rentré. Quand tu as bu de son eau, c’est comme si c’était moi qui en aie bu et quand tu as mangé de ses fruits, c’est comme si c’était moi qui en aie mangé. "

Le Prophète décrivait ce paradis comme étant : "ce qu’aucun œil n’a jamais vu, ce qu’aucune oreille n’a jamais entendu et ce qui n’est jamais venu à l’esprit de qui que ce soit".

Il dit : "J’y vis un grand palais traversé par un ruisseau au bord duquel était assise une belle femme. Quand je demandai à Gabriel à qui appartenait ce palais, il me dit qu’il appartenait à Omar Ibn Al-Khattâb et c’est à ce moment que je me rappelai de la jalousie d’Omar envers ses femmes et je tournai tout de suite mon regard" Quand Omar entendit cela, il dit au Prophète : "Comment pourrais-je être jaloux de toi, ô messager d’Allah! "

Le Prophète vit également ‘Al-Kawthar’ qui est une rivière promise au Prophète dans le paradis et distingua de même les maisons des musulmans dans le paradis qu’il décrit comme suit : " des maisons bâties de pierres d’argent et de pierres d’or, leur ciment est du misk, les cailloux de leur sol sont des perles et leur plafond est le trône du Tout Miséricordieux. L’inférieur parmi les habitants du paradis aura un royaume qu’il ne pourra traverser en 1000 ans et le supérieur parmi eux regardera Allah nuit et jour".

Enfin, une fois revenu à la Mecque, le Prophète hésitait à raconter l’histoire de son voyage nocturne aux mécréants mais le matin, il rencontra Abu-Jahl qui, voyant son visage préoccupé, l’interrogea sur ses pensées. Le Prophète lui raconta cette histoire et Abu-Jahl alla vite appeler Qoraïche pour qu’elle entende ce que Mohammad disait.

Qoraïche demanda au Prophète de leur décrire Al-Aqsâ qu’Allah lui avait montré afin qu’il puisse le décrire en détail et quand il lui fut demandé d’apporter une preuve de son voyage, le Prophète dit à Qoraïche qu’il était passé par une caravane qui était sur son chemin vers la Mecque et que cette caravane allait prendre du retard en raison d’un vol qu’elle avait subi pendant ce voyage; ce qui s’avéra vrai lorsque Qoraïche vérifia cette information avec la caravane mentionnée.
Ainsi se termine le voyage miraculeux de Al-Isrâ’ wal-Mi‘râdj riche de symboles parmi lesquels : les exemples de pécheurs et les scènes auxquelles le Prophète a assisté, la responsabilité de notre Umma vis-à-vis de la Terre et l’importante responsabilité de la Mosquée Al-Aqsa qui nous est impartie.
Ce voyage avait pour but de réconforter le Prophète et de le raffermir dans ses positions.

Demain, nous parlerons de la préparation de la Hidjra (migration vers Médine), décidée et entreprise par notre Prophète (BP sur lui).

Nous terminons notre épisode d’aujourd’hui, priant le Tout-Puissant de nous accorder la Paradis et d’exaucer notre prière de rejoindre notre Prophète au Paradis et d’avoir le suprême bonheur de voir le Visage de notre Seigneur. Q’Allah nous sauve des feux de l’enfer et nous inscrive parmi les habitants du Paradis, aux côtés des compagnons du Prophète (BP sur lui).

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[i] TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu’à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

[ii] Sidrat-ul-Muntaha: le lotus de la limite, un arbre au septième ciel que l’Ange Gabriel ne pouvait dépasser

APRES LA MORT, LA VIE…

« Toute chose est périssante, sauf la Face de Dieu »
(Coran XXVIII, 88).

Toutes choses s’anéantiront et seront détruites. Les âmes pures des anges, les cieux, la terre, l’empyrée, le trône céleste, la tablette et le calame, et le reste. Mais la mort du croyant, bien qu’elle soit en apparence une mort et un anéantissement, on ne l’appelle pas mort. Car le bien qui existait en lui et qui semblait détruit et anéanti, en réalité est multiplié par mille. Sa mort n’est pas vraiment une mort. Car, lorsqu’il meurt, il devient mille fois plus grand. C’est comme le grain de blé ou le noyau de l’arbre qu’on enfouit dans le sol. Cette graine éclate dans la terre et est détruite. Elle pourrit et s’anéantit totalement. Quand on soufflera dans la trompette du printemps, toutes les semences revivront ; cela montre qu’en réalité elles n’étaient pas anéanties : elles étaient, au contraire, cent mille fois accrues. En vérité, cette graine n’était pas morte.
Quelle graine n’était enfouie dans la terre qui n’en a surgi ? Pourquoi doutes-tu de la semence de l’homme ?
La mort consiste en ce qu’une graine amère ou une épine piquante, qui s’écrie à chaque instant : « Puissé-je ne pas exister et ne pas être venue en ce monde ! » devient, quand elle meurt et s’anéantit, cent mille fois plus laide. On appelle une telle mort une mort véritable. Cet état est pire que la mort. Car il y a beaucoup d’hommes qui, au sein des tortures et des peines souhaitent mourir. Et l’impie, lui aussi, quand il voit sa propre laideur, s’écrie : « Hélas pour moi ! Si je pouvais être poussière ! » (Coran LXXVIII, 40)…
Quant à la mort des croyants, des hommes de bien et des saints, bien qu’elle soit mort, elle n’es pas mort, mais vie.
«Ne considère pas comme morts ceux qui ont été tués dans le sentier de Dieu. Ils sont vivants, au contraire, auprès de leur Seigneur, et bien pourvus, se réjouissant de ce que Dieu leur donne » (Coran III, 169-170). Le blé de leur existence est centuplé. Dieu le Très-Haut dit : « Toutes ces choses s’anéantissent, elles ne demeurent pas, que ce soit l’ange, le péri, le démon. Je reste, Moi, Seul. »

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